dimanche 4 mai 2008

L'Etoile d'Argent

L’Etoile d’Argent est un restaurant dont le propriétaire est français. Honte sur nous, nous n’y sommes pas encore allés… L’auteur de l’article du journal « O Popular » est très positif, trouvant le lieu « charmant », louant l’ambiance française d’après la décoration de scènes de Montmartre, du Moulin Rouge, de la Construction de la Tour Eiffel, des anciennes Halles, (c’est plutôt parigot tout ça, non ?), vantant les cuisses de grenouille, les escargots de Bourgogne et l’escalope de fois gras, mais déplorant toutefois (nous sommes tombés sur un connaisseur…) l’absence, sur la carte des vins, de Chablis, de Sauternes ou de grands crus de Bourgogne et de Bordeaux., remplacés néanmoins par d’excellents vins chiliens et argentins.
Qu’importent le chablis et le sauternes (que nous n’aimons d’ailleurs pas !) nous ne manquerons pas d’aller voir cette « Petite France » comme l’appelle gentiment le journaliste
Il s'agit de morue au four, arrosée d'huile extra-vierge, avec sa croûte d'herbes aromatiques, purée de manioc et "risoto" noir

Puiqu'il était question plus haut de Montmartre, voici précisément la terrasse du restaurant "Le Cépage Montmartrois" sur laquelle notre fils et sa femme ont déjeuné ce dimanche midi. Pure coïncidence!!

jeudi 1 mai 2008

1er mai

Je sais, c'est le jour du muguet... mais les petites clochettes ne poussent pas dans mon jardin...

lundi 28 avril 2008


Il est 7 h 30 ce matin, et je viens de découvrir ce superbe papillon posé sur une plante du jardin.

dimanche 27 avril 2008


Un cadeau du "poète qui vous parle"...
Ce poinsettia (ou étoile de Noêl) installé dans le patio, les nains de jardin - abandonnés là, hélas, par les anciens propriétaires, mais, bon, depuis trois ans je me suis habituée à eux!!(1) - en grimacent de plaisir..

(1)devenus de ce fait des "nains de patio"!!

samedi 26 avril 2008


Bento Gonçalves, dans l’Etat de Rio Grande do sul, aux frontières de l’Argentine et de l’Uruguay, a été fondée à la fin du 19ème siècle par des immigrants italiens. C’est le premier centre viticole du Brésil.
L’année de notre installation à Goiânia nous avions passé quelques jours dans cette ville, à l’occasion du Congrès annuel des Rencontres de Poésie. Nous avions alors été estomaqués par l’enthousiasme des organisateurs, l’implication des autorités de la ville, la participation de tous les enfants et étudiants et la générosité de l’accueil réservé aux dizaines de poètes de tout le continent latino-américain.
L’organisateur de ces rencontres, le dynamique Ademir Antonio BACCA peut être satisfait : la relève de ses activités culturelles est assurée : deux petites filles de 10 ans, Emanuelle et Thaina ont eu l’initiative d’ouvrir, dans le sous-sol de la maison de l’une d’entre elles, une bibliothèque qu’elles ont appelé BIBLIOTECA MARIO QUINTANA (1). Elles ont commencé par rassembler leurs livres, et sont allées de porte en porte, dans leur quartier, demander des ouvrages en précisant aux aimables donateurs que la bibliothèque serait à la disposition de tous les voisins et les livres prêtés gratuitement…
Elles en sont aujourd’hui à 2.000 volumes !!!
Durant la 23ème Foire du Livre de la ville, les deux mignonnes ont été à l’honneur et sont reparties les bras pleins de livres offerts, notamment, par le Congrès Brésilien de Poésie.
(1) Poète, penseur, journaliste, traducteur du Rio Grande do Sul (1906/1994)

Emanuele et Thaïna encadrées par le Maire de la ville et Ademir Antonio Bacca (Photo Fabiano Mazzotti)


Environs de Bento Gonçalves (Ferradura do Rio das Antas)

lundi 21 avril 2008

Héros national

Joaquim José da Silva Xavier, dit "Tiradentes" (1746-1792)

Aujourd’hui 21 avril, jour férié dans tout le Brésil, pour honorer la mémoire de Joaquim José da Silva Xavier, dit « Tiradentes ».

Fils d’un petit propriétaire terrien du Minas Gerais, notre Héros National, orphelin à 11 ans, est placé sous la tutelle de son parrain qui ne juge pas utile de lui faire suivre des études. Il exerce plusieurs métiers (travaux dans l’exploitation minière, pratique de la pharmacie, profession de dentiste (d’où le surnom de « Tiradentes » (arracheur de dents).. Il entre ensuite dans l’administration portugaise puis rejoint la milice de la Capitainerie du Minas Gerais. Il est nommé par la Reine Marie Ire du Porgugal commandant de la patrouille contrôlant la route menant à la ville de Rio de Janeiro, pour garantir la sécurité des convois d’or et de pierres précieuses.
Révolté par le volume des richesses accaparées par la Couronne portugaise et la pauvreté du peuple brésilien, bon orateur, il commence à prêcher en faveur de l’indépendance de son pays. Il rallie à sa cause des membres du clergé et de la haute société de Vila Rica (ancien nom de la ville de Ouro Preto). Il est nommé à la tête de ce mouvement "Inconfidência Mineira"
A la suite de l’instauration d’un nouvel impôts, les opposants sortent dans les rues de Vila Rica réclamant l’instauration d’une République. Dénoncés, ils sont tous arrêtés. Ils attendront trois ans leur procés dans les geoles de Rio de Janeiro. Plusieurs membres sont condamnés à mort mais « Tiradentes », le plus modeste socialement des conjurés, fut le seul à être exécuté, les autres voyant leurs peines commuées en exil.
Il fut pendu et écartelé le 21 avril 1792 à Rio, sa tête montée sur un poteau à Vila Rica et ses restes dispersés le long du Caminho Novo où il prononça ses discours appelant à la révolte.
Il fallut attendre l’instauration de la République, dans la dernière décade du 19ème siècle, pour que « Tiradentes » entre dans le panthéon brésilien des Héros Nationaux.

samedi 19 avril 2008

notre coin "petit déjeuner"


Sans doute heureux d’avoir vue sur le patio, le guéridon tripode Louis Philippe à griffes de lion n’est pas snob : il fraternise avec les chaises Conforama (ou Monsieur Meuble, j’ai oublié !). Il a même accepté un plateau en granite vert du Minas Gerais, celui d’origine ayant été brisé lors du déménagement. Les fleurs d’hibiscus, elles, viennent du jardin…
A noter que nous avons baptisé ce guéridon « table accordéon » : il y a une trentaine d’années, mon mari a obtenu cette table chez un antiquaire d’Antibes, en échange de son accordéon !!!