mardi 14 octobre 2008

La semaine dernière, présentation officielle à la Bibliothèque de l'Université Catholique de quelques livres édités par son imprimerie.

Parmi les ouvrages, il y avait notamment celui-ci :

Nos amis en recevront un exemplaire par la poste : vous savez, ce vieux système, de transport, obsolète pour les internautes exacerbés mais ô combien pratique, qui consiste à utiliser une enveloppe et des timbres!!!
Mais je ne résite pas à vous en livrer un petit extrait :

RACISME ORDINAIRE

ILS PILLENT LES NEGRES
ILS EXPLOITENT LES JAUNES
ILS TUENT LES PEAUX-ROUGES

PUIS

AVEC BEAUCOUP DE LOGIQUE
ILS S'ENTRE-TUENT
POUR DEFENDRE
LEURS VALEURS MORALES
DE BLANCS

dimanche 12 octobre 2008



Ces vues ont été prises le 29 septembre, le 4 et le 10 octobre. Quelques averses et un bon orage sont passés par là...Je viens enfin de comprendre pourquoi les médias nous rabattent les oreilles avec l'expression "Brésil, pays émergent" !!!!

jeudi 9 octobre 2008

Assise dans le salon, il y a quelques jours, mon regard a été attirés par deux des 10 tableaux qui y sont exposés :


...........Ricardo CARPANI.............MALAQUIAS BELO................

Quel pouvait être le lien entre le personnage désespéré de l’Argentin et la vision de l’Eden du Brésilien ? Et pourtant, ils sont reliés par un fil ténu et puissant, tout du moins pour nous : le tableau de Ricardo CARPANI est le premier tableau acheté par mon mari en 1962, celui de MALAQUIAS BELO le dernier entré dans notre collection en août dernier…Pendant ces 46 années, des centaines de peintures, de dessins, d'estampes, de sculptures, de masques africains, de tissages mayas sont venus s’intercaler, mais l’un reste le premier et l’autre le dernier….pour l’instant !!!

samedi 4 octobre 2008

Le Monde Diplomatique », version brésilienne qui n’a rien à envier à son homologue français par la qualité de ses articles, consacrait le mois dernier deux pages à un fameurx écrivain argentin sous le titre de « Cortazar, o magico ».
Souvenirs, souvenirs..

Nous avons eu le privilège, jadis de rencontrer Julio Cortazar . Ou plutôt, c’est lui qui est venu à notre encontre. En 1973, durant notre période antiboise, est arrivé un jour un couple visiter notre galerie. Devant leur intérêt, je leur ai conseillé de monter à l’étage où nous avions notre collection personnelle. Occupée avec d’autres personnes, je me suis soudain rappelée que je n’avais pas vu repasser nos visiteurs. J’ai retrouvé Cortazar (car c’était lui avec son épouse) devant les lithographies de son compatriote,notre ami Ricardo Carpani qu’il connaissait personnellement. J’ai appelé mon demi-argentin de mari et un ami d’origine espagnole qui passait par là, et que pensez-vous qui se passa ? Ils parlèrent, parlèrent.. tant et si bien que nous nous sommes retrouvés sous la treille du jardin à partager le plat de spaghetti et le petit rosé du Var.
Photographie extrait du "Monde Diplomatique Brasil" (août 2008)

Né à Bruxelles en 1914 (par hasard, disait-il, car son père travaillait à la légation argentine de cette ville) le jour du premier bombardement allemand , la famille, grâce à la neutralité de l’Argentine dans ce conflit, partit pour la Suisse puis pour Barcelone, et regagna Buenos Aires dès la fin de la guerre. Enseignant, plus tard professeur de littérature française, il publie poésie, essais et nouvelles. Opposé au régime de Peron., il s’exile à Paris en 1951. Nombreuses publications chez Gallimard, Acte-Sud, etc ;..
Mais il n’oublie jamais ses origines, militant dans tous les combats qui secouent le continent sud-américain : Cuba, Nicaragua - il est très ami du poète-curé Ernesto Cardenal, une des principales figures du Front Sandiniste et l'un des fondateurs de la Théologie de la Libération (1) - et plus tard contre les dictatures militaires qui surgissent en Uruguay, au Chili et dans son pays, l’Argentine.
Portrait de Julio Cortazar par le peintre argentin Ricardo CARPANI

Une quinzaine de jours après son passage à Art-Club, nous est arrivé un petit paquet contenant trois livres : deux en espagnol, dédicacés à Yvan et un recueil de nouvelles (fantastiques et glaçantes) traduites en français qui m’était destiné avec ce petit mot : « Chère Monique, voilà quelques nouvelles qui t’expliqueront peut-être mon goût pour une certaine peinture. Avec l’amitié de Julio Cortazar »Cet Argentin meurt Français en 1984, la nationalité française lui ayant été accordée (après 30 ans de résidence!!) par le Président Mitterrand au cours d’une cérémonie officielle à l’Elysée, en même temps qu’à Milan Kundera, cet autre exilé.

Il repose au cimetière Montparnasse – comme le fameux poète péruvien Cesar Vallejo - aux côtés de sa troisième épouse, Carole Dunlop, écrivaine canadienne décédée à 35 ans, deux ans avant lui.

(1) Que nous avons également rencontré au cours d’une conférence à Paris il y a quelques années.

mardi 30 septembre 2008


Une petite pensée pour Philibert de Commerson qui découvrit le bougainvillée (ou bougainvillier, si vous préférez) au Brésil. Ce botaniste faisait partie de l'expédition autour du monde dirigée par M. de Bougainville (1866/1869). Courtoisement, Philibert dédia sa découverte au boss!!! Bonne initiative car de quel nom aurait été baptisé ce bel arbuste ?

mercredi 24 septembre 2008



Cette saison la "palette de peintre" du patio se surpasse : ses feuilles grandissent de jour en jour.

mardi 23 septembre 2008

Fogaça, le promoteur, Gandhi et les autres...

Notre ami le peintre FOGACA a été pressenti par un promoteur immobilier en vue de personnaliser l’aire où il construit deux tours de 22 étages sur les hauteurs de la ville. Dans un premier temps, il a fait ériger 8 totems de 5 mètres de hauteur et de 1 mètre de diamètre. A charge ensuite pour notre ami d’exercer son talent en toute liberté et en plein air…et en toute félicité : le projet immobilier porte le nom de Gandhi, les deux tours ont été appelées « Torre da Paz » et Torre da Harmonia » (tout un programme !!), les colonnes portent les noms de Saint François d’Assise, Mahatma Gandhi, Mère Teresa, Dalaï Lama, John Lennon, Martin Luther King, Cora Coralina (poétesse très renommée du coin) et Leco ( ??), et le lieu a été baptisé Place des Arts.


Mission accomplie : les colonnes sont peintes, les spots chargés de les illuminer entrent en action dès la tombée du jour, et les jardiniers finissent d’installer leurs parterres. Le tout a été inauguré officiellement à la fin du mois dernier, en présence du gratin culturel et politique, Prefeito (Maire) en tête
Emplacement des colonnes sur la
Place des Arts.

Pour profiter d’une vue imprenable sur les colonnes de Fogaça et la ville de Goiânia, il en coûtera environ 115.00 Euros pour un appartement de 105 m2. (3 suites), piscine, fitness, spa/sauna, atelier d’art, tennis, salle de réception, etc…tout cela à proximité des « shopping » en vogue (dont un des 4 « caréfourr » (prononciation locale) et à un jet de pierre d’un des plus grands parcs de la ville.

Aux dernières nouvelles, le promoteur-mécène construit, le jardin de la Place des Arts profite des premières pluies sous la surveillance des totems fogaçiens, et Fogaça, quant à lui, est parti au Chili organiser l'exposition qui lui sera consacrée l'année prochaine au Musée d'Art Moderne de Santiago.