dimanche 7 décembre 2008

7 décembre

Ce jour qui s'achève fut celui de mon anniversaire.

Si un certain 7 décembre fut - du moins je le suppose! - un jour heureux pour mes parents, il fut un jour de deuil pour l'aviation française. En Atlantique Sud, disparaissait, à bord de son hydravion quadrimoteur La Croix du Sud, l'un des héros de l'Aéropostale Jean MERMOZ ainsi que les quatre membres de l'quipage. Dès 1930, MERMOZ avait effectué le vol Saint-Louis (Sénégal) à Natal (Brésil) en 21 heures 10 minutes... On était encore loin du jet!!

Pendant longtemps, les pilotes français portèrent une cravate noire (elle est maintenant bleue) en hommage à MERMOZ.


Un autre 7 décembre (1941) fut également fatal, cette fois à la flotte américaine : l'attaque de Pearl Harbour par l'Aviation et la Marine de l'Empire du Soleil Levant.

samedi 6 décembre 2008

A la suite de la parution et de l’envoi à tous nos amis, copains et bonnes relations de son dernier ouvrage « INDIGNATION », Yvan reçoit des messages qui nous ramènent à un passé déjà bien lointain. Exemple :

« ….tu libro INDIGNACION me rappelle ta lutte qui vient de très loin, d’avant les époques où je campais dans votre appartement à Stockholm… » signé Grégorio.

Il s’agit de Gregorio MANZUR, romancier, journaliste, dramaturge, scénariste, ayant longtemps travaillé pour Radio France Internationale et France-Culture, vivant depuis de longues années à Paris. C’est effectivement à Stockholm, en 1967, que nous avons connu cet Argentin, né au pied de la Cordillère des Andes, à Mendoza, berceau familial de ma belle-fille, et où prolifèrent également une nuée de petits cousins et arrières petits cousins, descendants de la branche paternelle de mon époux….



Pour nous aider à payer le loyer très cher du grand appartement que nous occupions dans le centre de Stockholm, nous avions toujours un ou deux locataires. L’un de ceux là fut MANZUR, qui à l’époque se prénommait Oscar, venu faire un stage à la Radio Suédoise. Parfois, quand je préparais le repas du soir, je le voyais arriver dans la cuisine derrière sa guitare : « je vais te chanter quelque chose » disait-il…Oscar, la guitare et Atahualpa Yupanqui réchauffaient la cuisine un peu sinistre et contribuaient à la réussite de la sauce tomate et des spaghetti !!! Rompu à l’art de la scène, (il sortait de l’Ecole d’Art Dramatique de la province de Mendoza), doué d’une gestuelle étonnante, nous l’avons vu improviser, devant un auditoire plié en deux, un sketch loufoque avec la vingtaine de mots suédois qu’il connaissait… quand il ne se mettait pas à Antibes, à danser le malambo (1) sur une petite table basse (qui s’en est parfaitement remise puisqu’elle est parvenue jusqu’à Goiânia ! Pub gratuite pour IKEA !!) et quand il n’incarnait pas le fantôme de Carlos Gardel dans le film « Tangos, l’exil de Gardel » de Fernando Solanas…

Nous nous sommes revus, au fil des années, plusieurs fois à Antibes, à Lectoure, à Paris, et toujours avec le même plaisir. C’est à la suite du passage dans sa vie de Moïra, une étrange, aimable et riche farfelue avec laquelle il a voyagé en Inde et en Chine, qu’il est devenu Gregorio. Parfois, il nous revenait, au terme de ses errances, chevelu-style-hippie, ou glabre-crâne-rasé-look-bonze…

Deux "mendocinos", Gregorio et Patricia, et José-Louis, franco-espagnol né à Santos, dans notre jardin à Lectoure (1994)

Il y a une vingtaine d’années, il a commencé à se passionner pour le Taï-Chi. Devenu un Maître, il retourne souvent en Chine se perfectionner auprès des Maîtres qui l’ont initié.
Il vient d’ailleurs de publier un ouvrage sur ses connaissances en la matière : « Les mouvements du silence »

Un personnage, quoi !!

Non, un ami, tout simplement..


(1) Dérivée du flamenco, danse très virile du gaucho argentin.

dimanche 30 novembre 2008


Pas très loin de chez nous, ce lieu est réservé par les familles pour célébrer les fêtes et les anniversaires des enfants.

vendredi 28 novembre 2008

Anniversaire

Aujourd’hui Claude LEVI-STRAUSS 100 ans.

J’ai déjà raconté que l’illustre occupant du fauteuil N° 29 de l'Académie Française avait déclaré, il y a quatre ans, que Goiânia était l’exemple type de l’échec de la construction d’une nouvelle ville…

Si le télégraphe n’était devenu un instrument frappé d’obsolescence technologique, j’aurais très bien vu le télégramme suivant adressé à LEVI-STRAUSS par Oscar NIEMEYER (qui fêtera son 101ème anniversaire le mois prochain !) :

CHER CLAUDE STOP BON ANNIVERSAIRE STOP GOIANIA EST BIEN VIVANTE AVEC SES 1.200.000 HABITANTS SES 16 PARCS SES CENTAINES DE PLACES FLEURIES ET DE RESTAURANTS STOP IL Y A MEME UNE FONDATION « NIEMEYER » DONT J’AI OFFERT LES PLANS A LA VILLE STOP BIEN AMICALEMENT STOP
OSCAR


Un des ouvrages conçus par Niemeyer, le Palacio Alvorada, résidence officielle du Président du Brésil. Mais il semblerait que le Président Lula a choisi d'habiter dans une demeure plus...modeste.

dimanche 23 novembre 2008

ATT VÄVA EN REGNBÅGE (Tisser un arc-en-ciel)(8)



Depuis quelques semaines je me suis remise à travailler sur ma collection de textiles du Guatemala. Je retrouve le plaisir d’admirer, de toucher, manipuler, et déplier le travail de ces magiciennes que sont les tisseuses mayas.
A l’instar des nouvelles générations d’oiseaux migrateurs qui rejoignent, à des milliers de kms, les mêmes lieux que leurs prédécesseurs, les doigts des tisseuses semblent voler sur le métier, reproduisant d’instinct des personnages, des plantes, des fleurs, des oiseaux, des figures géométriques, des animaux fabuleux, des signes et des symboles dont la signification s’est souvent perdue dans la nuit des temps. Beaucoup étant analphabètes, comment peuvent-elles réaliser de tels montages avec cette précision mathématique ? Mystère…











Durant notre séjour au Guatemala, de 1991 à 1997, nous n’avons évidemment pas été les seuls à nous intéresser aux tissages. Certains de mes compatriotes, dont deux, d'ailleurs, étaient à l'époque mes supérieurs hiérarchiques, recherchaient les pièces plus anciennes, parfois bien défraîchies, et vendues (à des prix actualisés !) par des marchands avisés aux étrangers. Comme je me devais de rester à ma place(sic!), je me suis modestement contentée de rassembler les huipils (blouses), corte (jupe) coiffures et ceintures que les femmes et les hommes mayas des différentes ethnies portaient quotidiennement. Ce qui m’intéressait et me passionnait était le présent. J’avais ainsi l’impression que les tissages multicolores que j’entassais dans mes armoires continuaient leur vie, que les plantes croissaient, que le ceiba, l’arbre sacré, fortifiait ses racines, que les oiseaux du Lac Atitlan planaient entre volcans et lac, et que les fleurs répandaient leur parfum.

Après deux décennies, la magie opère toujours…


1) TAMAHU (ethnie Pocomchi), plantes et zigzags représentant le serpent corail
2) SAN MARTIN LAS CANOAS (ethnie Cakchiquel), fleurs, motifs géométriques, oiseaux
3) SAN ANDRES ITZAPA (ethnie Cakchiquel), motifs géométriques et plantes
4) SANTIAGO ATITLAN (ethnie Tzutujil), oiseaux du lac Atitlan (détail)
5) CHICHICASTENANGO (ethnie Quiche), fleurs
6) SAN PEDRO AYAMPUC (ethnie Cakchiquel), ceiba et animaux fabuleux (détail)
7) PALIN (ethnie Pokomam), motifs géométriques, animaux
8) Titre d'une exposition d'une partie de la collection au Musée Ethnographique de STOCKHOLM (février 2004) et à celui de ÖREBRO (mars/avril 2004)

Notre ami Antonio DA MATA , directeur du Musée d'Art de Goiânia, séduit par notre collection, a mis à notre disposition tout son Musée pour une exposition, en mai 2006

samedi 22 novembre 2008

Exposition de Pierre de Freitas au Musée d'Art de Goiânia

Afin que nul n'en ignore... Un cadeau à l'intention de mon mari. J'espère que tous les visiteurs de l'exposition, jusqu'à fin novembre, seront jaloux!!
Le peintre et le poète papotent...

Grosse tendresse sur la banquise...

On danse ?










Ce slow m'a épuisé!!


Merci chaudement Cendrine de m'avoir envoyé ces photos d'amitié glaciaire!!!