samedi 16 mai 2009

On vend pas !

Hier, en début d’après-midi, on sonne à la grille du parc… enfin, c’est une expression… je voulais dire au portail de notre petit jardin d’entrée. Et, naturellement, juste au moment où je m’assoupissais béatement lors de ma sieste quotidienne !!

Deux Messieurs costumés et cravatés, ce qui est rare ici où les tenues masculines sont très décontractées (à part pour les hauts fonctionnaires que nous avons le plaisir de ne pas fréquenter !), me demandent si la maison est en vente. Je leur explique courtoisement que ladite est un peu plus loin dans la même rue.

Dommage, me dit l’un deux avant de prendre congé, la vôtre est très jolie.

Tout ce qu’il fallait dire pour que je leur pardonne ma sieste perturbée !!!!

C’est vrai que nous aimons cette maison, qui nous a été vendue comme étant « de style français ». Les chevrons et les fenêtres mansardées ont dû jouer dans l’imaginaire de notre agent immobilier !! Depuis 4 ans que nous sommes ses hôtes, nous n’en avons jamais vu une seule qui nous plaise autant…
D'accord, les lignes électriques ne sont pas d'un pure esthétisme. mais ils sont rudement pratiques pour tous les oiseaux qui viennent nous rendre visite!!

jeudi 14 mai 2009


Le mois dernier, j’ai mis la dernière touche à un travail de plusieurs années : l’inventaire de nos tissages du Guatemala. Constituée durant notre séjour dans ce pays (1991/1997), cette collection comprend 366 pièces : huipiles (blouses), cortes (jupes), ceintures, coiffures et pièces diverses de tissages traditionnels utilisés encore de nos jours par les descendants des Mayas.

La première étape fut la numérotation et l’étiquetage. Chaque pièce a été munie de sa « carte d’identité » (numéro, ethnie, lieu), transcrite sur un morceau d’extra-fort cousu à la main. Si j’ajoute l’indispensable travail de vérification des données que j’avais relevées lors de la constitution de la collection, cette tâche m’a occupée pendant des mois, d’autant je que je ne suis pas particulièrement douée pour les travaux d’aiguille !!

Ensuite, saisie informatique. Chaque vêtement a été décrit, mesuré, et photographié Dure besogne (merci Françoise pour m’avoir permis de démarrer ce programme). Encore de nombreux mois de travail.

Je passe sur les nombreux pointages, la manipulation de toutes les pièces, etc..

A la fin de l’année dernière, je me suis remise au travail. Nouvelles vérifications, ajout de textes de présentation, de cartes précisant l’implantation des 12 ethnies, d’un glossaire trilingue, de textes qui ont été écrits lors des expositions que nous avons organisées au fil des années, mise en page et, enfin, le tout s’est retrouvé sur CD. Ouf ! C’est presque devenu un livre que j’ai intitulé « Petite histoire d’une collection de vêtements ». J’ai été récompensée de mes efforts lorsque j’ai eu entre les mains le premier exemplaire photocopié et relié.

Comme mon inventaire-livre, cet article commence par un poète Maya-quiché, et se termine par une citation du Popul Vuh, le livre sacré des Mayas-cakchiquels. les Cakchiquels et les Quichés sont deux des principales ethnies du Guatemala.

dimanche 10 mai 2009

De temps à autre, notre ami Ruy, grand dévoreur de toutes les gazettes passant à sa portée, nous apporte des extraits de la presse locale susceptibles de nous intéresser.
Ainsi dans les rubriques « mondaines » du Diario da Manha du 7 mai, à part une page entière consacrée à l’exposition en cours du Musée d’Art de Goiânia (que nous n’avons pas encore vue), à laquelle participe notre ami peintre G. Fogaça dont j’ai déjà beaucoup parlé, j’ai relevé ces deux pensées.

L’une de Albert Einstein, source incontournable de bons mots et de formules magiques !

« Si A égale succès, la formule est donc
A = X + Y + Z
C’est à dire :
X = travail
Y = s’amuser
Z = se taire »


La seconde est intitulée Pensée du Jour.

« Ce serait bien qu’un député, un seul, attrape la fièvre aphteuse, la grippe porcine ou la grippe aviaire. A lors, pour respecter la loi en vigueur, nous serions obligés de sacrifier tout le troupeau ».

On comprend que son auteur ait demandé à garder l’anonymat !!!


PS. Je m'en voudrais de priver les Messieurs de la photo jouxtant les deux pensées!!!
La demoiselle, elle, n'a pas gardé l'anonymat...

lundi 4 mai 2009

4 mai

Dans ma jeunesse, (il y a déjà un certain temps), aujourd’hui 4 mai était le jour de ma fête.

Un jour, pourtant, un zélé fonctionnaire de la curie romaine, se mit à plaider pour la réunion des familles. C’est ainsi qu’il fut décidé – sans me consulter, je vous signale ! – que ma Sainte Patronne émigrerait le 27 août, pour être plus près de son fiston, Saint Augustin, (lequel, dans sa jeunesse, en fit voir de toutes les couleurs à sa maman avant de gagner son auréole), fêté le lendemain.

Remplacée par un certain Sylvain, j’ai décidé, ulcérée par cette désinvolture vaticane, d’ignorer désormais le jour de ma fête…

jeudi 30 avril 2009

A table !

Aujourd’hui, mon tablier de cuisine est resté accroché à sa patère :

Vers 11 heures ce matin, en revenant de faire quelques courses dans le quartier, je me suis aperçue que la mise en place du restaurant libre-service « China » était prête pour le repas de la mi-journée. Je suis donc entrée à la maison avec mon repas dans des barquettes en aluminium soigneusement closes.Au menu, donc, poulet au soja, porc à la sauce aigre-douce, vermicelle et macaronis, riz au petits légumes croquants et un assortiment de beignets d’aubergine, de poulet et de gambas.

mardi 28 avril 2009

TONANTZIN, Comalapa, Guatemala


Des amis suédois, qui d’ailleurs connaissent Goiânia pour avoir logé quelques jours chez nous fin 2005, en voyage actuellement au Guatemala, viennent de m’envoyer la photo de cette ravissante petite fille. Elle est guatémaltèque, née en Suède et s’appelle Tonantzin Je sais, c’est un peu compliqué mais il y a une explication à tout !!

En 2004, grâce à l’appui et à la gentillesse de ses parents, Miguel Angel - qui était à l’époque ambassadeur du Guatemala en Suède, et de Lilian, son épouse, nous avons pu organiser au Musée Ethnographique de Stockholm une grande et belle exposition de nos tissages et tableaux du Guatemala.

Nous avons alors connue Tonantzin qui était encore au biberon. Elle portait déjà, avec beaucoup de dignité le costume du village natal de ses parents, Comalapa.

A n’en point douter, les dieux se sont penchés sur son berceau. Qu’ils continuent à la protéger. J’entends les Dieux Mayas, bien sûr, ses parents étant d’authentiques descendants de cette grande civilisation.

PS. Les grosses chaussettes de laine ne font pas partie du costume traditionnel de Comalapa : n'oublions qu'on était en Suède, un mois de janvier!!!!

vendredi 24 avril 2009

Un mauvais choix!!

Les Cariocas (habitants de Rio de Janeiro) n’ont jamais digéré le fait que leur ville ait dû abandonner son statut de Capitale du Brésil au profit de Brasilia.
Quant à la plupart de mes compatriotes leurs références concernant le Brésil, se limitent à "favelas" (de Rio, bien sûr), "Pan de Açucar" et "Carnaval"....sans oublier les demoiselles exhibant leur belle anatomie sur les plages de "Copacabana" et de "Ipanema"....

C’est donc Rio qui a été choisi, mardi dernier, jour férié au Brésil (commémoration de la mort de « Tiradentes », Héros National), pour ouvrir officiellement l’année de la France au Brésil. Mauvaise décision !! Le grand spectacle pyrotechnique embrasant la Lagune Rodrigo de Freitas, à Rio de Janeiro, s’est déroulé sous une pluie battante en présence d’une maigre assistance blottie sous les parapluies…

Par contre, le même jour, Brasilia fêtait ses 49 ans sous le soleil, qui s’est même permis un coucher somptueux entre les tours jumelles du Congrès.

La moitié des habitants de la ville et de ses environs, soit 1.500.000 personnes se sont pressées sur l’immense Praça dos Três Poderes (Place des trois Pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire), pour assister aux différentes manifestations dont le clou a été un défilé de 5.000 cavaliers venus des états de Goiás, de Rio, du Mato Grosso du Sud, de Minas Gerais et de Sâo Paulo.

Pour se rafraîchir les enfants n’ont pas hésité à aller barboter dans le plan d’eau jouxtant le Musée National.
Photos extraites du "Diario da Manha" du 22/4/09