mardi 11 mai 2010

Rencontres du samedi

Sur le chemin du restaurant, samedi dernier, nous avons croisé :

Ce palmier buriti, qui chauffait son excroissance chevelue au soleil de midi.



Cette coccinelle qui, par contre, avait recherché l’ombre, sur la pelouse d’un petit parc où, naturellement, il est interdit de stationner… Mais il faut être indulgent envers cette vieille dame rescapée du 20ème siècle!

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Ces petites vendeuses d’un magasin voisin qui papotaient sur leurs cartons d’emballage pendant la pause déjeuner.



lundi 10 mai 2010

Je t'ai vu!

Hier après midi, j’ai été alertée par des cris perçants. C’était un
« bem te vi » qui se retrouvait piégé dans la cuisine. Pas trop affolé, volant de la hotte au petit lustre en bois, mais néanmoins visiblement soucieux de se retrouver ailleurs! Après avoir fermé la porte de la cuisine et ouvert en grand les fenêtres, il a vite trouvé le chemin de la liberté..


C’est l’oiseau le plus répandu au Brésil et qu’on rencontre dans toute l’Amérique Latine. S’adaptant partout, aussi urbain que campagnard, insectivore, aimant les fruits tropicaux, ce sacripant adore également les lézards, les abeilles et ne se gêne pas pour aller gober les œufs dans les nids d’autres oiseaux.

Son chant, pas très mélodieux souvent sur trois tons, ressemble à l’expression « bem te vi » (je t’ai vu), d’où son nom au Brésil, En fait, sa véritable appellation est Pitangus (de pitanga en amérindien tupi-guarani) sulphuratus, (soufre, pour le jaune de son jabot). En français, il lui a été attribué le vocable de « tyran quiquivi » !

Un de ces effrontés (pas mon prisonnier d’un moment car c’était un jeune) vient de temps en temps se poser en piaillant sur le bord de la piscine pour boire ou se tremper les pattes en rasant l’eau, se fichant éperdument du chat qui dort sur la terrasse. Je crois d’ailleurs que Charlie-chat, ayant pris conscience de l’inutilité d’une chasse tant cet oiseau est malin, a définitivement renoncé à tout effort !!

samedi 8 mai 2010

Grosse oreille!

D’après un petit reportage vu récemment à la TV, les 70 millions de téléphones portables recensés en Grande Bretagne rendent obsolètes les fameuses cabines rouges du téléphone public. Mais les Britanniques n’ont pu se résoudre à mettre au rencard l’un de leurs symboles. Aussi sont-elles peu à peu transformées en mini-bibliothèques, en lieux d’exposition de tableaux ou de poèmes… Certaines mains diligentes vont même jusqu’à renouveler le bouquet de fleurs parfois posé sur l’étagère. Je trouve cela plutôt sympathique.


Les cabines téléphoniques au Brésil sont appelées « oreilhâo » (grosse oreille).
En voici une installée pas loin de chez nous. « Oï » est l’équivalent de notre
"allo".


A noter que certaines petites filles brésiliennes ne manquent ni d'astuce ni d'équilibre!

(photo Ana Cotta)

vendredi 7 mai 2010

Mariage (3)

Les coulisses de l’événement

J’ai obtenu de Maurinha des précisions tout à fait intéressantes sur l’organisation des festivités.

Environ 250 personnes avaient été invitées à la cérémonie, et 150 au repas de mariage.

La plupart des robes et des costumes, à commencer par ceux de la mariée et des petites demoiselles d’honneur, avaient été loués, dans un des nombreux magasins spécialisés de la ville. C’est une pratique très courante au Brésil.
Après s’être mis d’accord sur le menu avec la maison chargée de préparer sur place les plats, de faire la mise en place, le service, etc.., les familles des mariés se sont chargés d’acheter et de livrer tous les produits alimentaires et les boissons nécessaires. (pas de boissons alcoolisées, m’a précisé Maurinha, pour éviter les dérapages !). Si cette méthode autorisée par le traiteur, en l’occurrence « Chá de Panela », demande beaucoup de travail pour tant d’invités, elle permet de réduire considérablement les dépenses.

La chácara avait été louée pour 48 heures. Cela a permis :

- de loger dans les petits appartements la famille de Maurinha, qui habite le Mato Grosso,

- de continuer les réjouissances le lendemain. Toutes les installations, y compris la piscine, naturellement, le matériel de cuisine et les fourneaux de la chácara étaient à la disposition de la famille et des amis pour préparer un grand repas dominical. A charge pour chacun d’apporter sa contribution. Ainsi, par exemple, le père de Maurinha, fermier et éleveur, avait amené la viande. Tout ceci avec obligation, mais la main d’œuvre ne manquait pas, de laisser les lieux en parfait état.

Les familles préparaient et économisaient depuis un an pour offrir aux jeunes gens ces épousailles de magazine.

Et voilà. La fête est finie….

mercredi 5 mai 2010

Mariage (2)

Cérémonie civile

l’affaire est menée assez rondement. Deux jeunes femmes faisant fonction d’officiers d’ état civil, procède au mariage des jeunes gens.

Cérémonie religieuse

En charge d’un pasteur d’un certain
Ministerio Generaçâo Eleita, une de ces nombreuses églises évangé-
liques qui prolifèrent au Brésil. Le seul avantage pour nous de son long discours fumeux triturant la Bible dans tous les sens, est que pendant ce temps, la musique a fait un trêve ! Une des petites filles apporte les alliances dans son joli panier et voilà les jeunes époux face à leur destin, tant civil que religieux...

Bien qu’étant invités aux agapes qui allaient suivre, nous profitons de la séance photos pour nous éclipser..


Maurinha,
la mère
de la
mariée
durant
la cérémo-
nie reli-
gieuse


Deux jours plus tard, Maurinha nous fera gentiment reproche de notre défection. Notre excuse (le taxi qui nous attendait) ne sera pas valable : elle avait prévu qu’un de ses frères nous raccompagnerait à la maison…Elle nous pardonnera en nous apportant un gros morceau du gâteau de la mariée.

(à suivre)

lundi 3 mai 2010

Mariage (1)

Nous avons donc assisté à notre première cérémonie de mariage à Goiânia.

Le lieu : Chácara Recanto da Mata, à Aparecida, ville satellite de Goiânia. Sont appelées « chácara » des petites propriétés. Celle-ci, entièrement close et destinée à des cérémonies de ce genre ou à des fêtes privées, est constituée d’une vaste esplanade à ciel ouvert dont une partie était organisée en chapelle, fleurs artificielles et tapis rouge (j’imagine que sont prévues des tentes en cas de pluie), une énorme salle où sont dressés les buffets, huit petits appartements, piscine, etc…


L’heure : 20 heures (précises nous avait-on dit). A la brésilienne, la cérémonie a commencé à 21 H 25 !!

Les mariés : Simone, la fille aînée de Maurinha, que je ne présente plus, et Heber

Pendant que nous attendons, sagement assis au 2ème rang, que débutent les festivités, jetant de temps à autre pour nous distraire un coup d’œil sur la lune qui brille au-dessus de nos têtes, un petit malin croit bon de nous mettre de la musique, de la bonne « soupe » made in USA… Très supportable au début. Le hic est que chacun des organisateurs de la soirée se faisait un devoir de monter le son, en fonction du brouhaha causé par l’installation progressive de tous les invités !!

Enfin, tout est en place. Deux petites filles froufrou-
tantes – des petites nièces jumelles du marié - balancent des pétales de fleurs, précédant les « madrinhas » et les « padrinhos »
(marraines et parrains, en fait les demoiselles et garçons d’honneur), suivis de la famille, tous en robes longues et costumes sombres.. Pas de changement dans le programme musical, sauf qu’on a encore gagné quelques décibels !!

Je crois alors reconnaître l’ami Mendels-
sohn et sa marche nuptiale, un peu massacrée quand même ! Au tour de la mariée de fouler le tapis rouge, au bras de son papa. Selon l’usage, il s’en débarrasse promptement, après de gros bisous, au profit du futur époux qui, fort heureusement, passait par là!

(à suivre)

samedi 1 mai 2010

Nous n'irons plus à la mine...

Il y a quelques années, Jacques Grison, natif de Verdun, s’est fixé pour objectif d’accompagner et de photographier les derniers mineurs de fond de Lorraine.

Une exposition de quelques unes de ces photos a été présentée la semaine dernière au Musée d’Anthropologie de Goiânia, grâce au concours de l’Alliance Française. Les « gueules noires » françaises, leurs lampes, leurs casques et leurs bleus de travail ont maintenant leur place dans les Musées : la dernière mine de charbon de Lorraine a fermé en 2006



Une reprsentation de Sainte Barbe,

patronne des mineurs, était
toujours présente au fond de la mine.





En ce jour de la Fête du Travail, c’est l’occasion d’avoir une petite pensée pour tous ces hommes qui ont laissé leur santé et souvent leur vie (1) dans l’obscurité et la poussière.

(1) Comme le 10 mars 1906 à Courrières, dans le Pas-de-Calais, par exemple, où un coup de grisou suivi d’un coup de poussier a dévasté des dizaines de kilomètres de galeries coûtant la vie à 1.099 personnes. Que faisait Sainte Barbe, ce triste jour ?