lundi 24 mai 2010

CAP-VERT (1)


Lors de mon séjour à Brasilia, en septembre dernier, à l’occasion des festivités organisées dans le cadre de l’Année de la France au Brésil, j’ai eu l’occasion de rencontrer l’ethnologue et écrivain Jean-Yves Loude. J’ai pu ainsi nous faire dédicacer son ouvrage « CAP VERT,
notes atlantiques ».


Ile de Sâo Nicolau, photo Viviane Lièvre

L’archipel du Cap-Vert : quand vous regardez un atlas, ce sont ces minuscules cailloux qu’un petit poucet marin aurait semé au large de l’Afrique Occidentale…

J.Y. Loude et sa complice de tous ses voyages, l’ethnologue et photographe Viviane Lièvre, s’étaient donné pour objectif de visiter les 10 îles capverdiennes, à raison d’une par semaine. Et ce à l’instigation d’un de leurs amis, Carlos Moreira Gonçalves, émigré capverdien , ne connaissant de l’archipel que son île natale, SANTIAGO et l’aéroport de SAL. En quelque sorte, il a confié à ses amis ethnologues la mission de lui raconter tout ce qu’il ne connaîtrait sans doute jamais sur son pays.

Gravure en taille-douce de Carlos Moreira Gonçalves


Le livre est passionnant, et se lit comme un roman d’aventure. Le laissez-passer moral de leur ami capverdien, une forme physique épatante, une solide préparation du voyage
« sauts de puce » d’une île à l’autre – ce qui n’a pas empêché quelques surprises risquant, à l'instar de Philéas Fogg, de leur faire perdre leur pari-temps - leur ont ouvert des quantités de portes fermées aux étrangers. Chacune de ces îles est un monde à part entière, avec ses coutumes, ses légendes, son climat, son relief, sa musique. Terres des volcans, des salines, de verdure quand la pluie est généreuse, d’à pics vertigineux contre lesquels la mer gronde, furieuse de ne pouvoir les franchir, Tout cela raconté dans un style léger, plein d’humour.
Un vrai régal.

(à suivre)

samedi 22 mai 2010

Rua 120



Les jardiniers de nos vis-à-vis sont vraiment très gentils et font tout leur possible pour charmer mon regard. Voilà ce que je vois, le matin, quand j’arrose le jardin d’entrée !!

mercredi 19 mai 2010

Gata brasileira

Notre ami Ruy nous a apporté la semaine dernière un magazine, « RACA Brasil », qui se définit lui-même
comme « la première revue brésilienne consacrée à la race noire ». Enfin un peu de sépia et d’ocre dans la pâleur de la presse brésilienne !

Plusieurs pages sont consacrées à cette flamboyante créature, Paula Lima, chanteuse née à Sâo Paulo. Son répertoire varié, allant de la bossa nova au funk, en passant par la samba et la soul, son tempérament volcanique et sa popularité ont fait qu’elle a été choisie pour interpréter, dans sa ville natale, le principal rôle, celui de Grizabella, la chatte triste, dans la version brésilienne de la comédie musicale « Cats ».
Curieuse histoire que celle de cette comédie composée par Andrew Lloyd Webber (1948) (1) d’après un livre pour enfant de T.S. Eliot (1888/1965) Mais qui allait financer un spectacle dont tous les personnages étaient des chats?? Après bien des difficultés, la première eut lieu à Londres en mai 1981. Succès foudroyant. L’œuvre fut représentée à Broadway en discontinu de 1982 à 1997 ! Elle fut adaptée dans plus de 20 langues, y compris en Japonais ! Et ce sans l’appui de la critique.. Mais il est bien connu que ces spécialistes se font un honneur de mépriser ou simplement d’ignorer les succès populaires. C’est vulgaire !!

Si la jolie voix de Paula interprétant le fameux « Memory » ne fait pas oublier celle d’Elaine Page (la chanteuse britannique qui créa Grizabella) ni celle de Barbra Streisand (2) on peut néanmoins affirmer que le public est au rendez-vous : le spectacle, prévu initialement pour mars et avril est prolongé jusqu’au 1er août, avant de partir en tournée dans toutes les grandes villes du Brésil…

(1) Est également l’auteur du « Fantôme de l’Opéra » de « Evita » et de « Jésus-Christ super-star »… qui n’ont pas trop mal marché non plus !! Ce qui lui vaut maintenant d’être appelé
« Sir »

(2) Vous pouvez , comme je l’ai fait, écouter et voir ces dames-chattes sur « You Tube »

mardi 18 mai 2010


Le bougainvillée de notre voisine, Gelma, illumine notre couloir du premier étage...

lundi 17 mai 2010

Système A.F.

Ces brioches sortaient du four quand je les ai achetées. Avant de les couper en tranches pour les congeler, il faut les laisser reposer quelques heures. Mais l'ennemi est à l'affût : les fourmis qui investissent promptement toute nourriture laissée à leur portée.

D'où la mise en service de mon système A.F. (anti-fourmi, naturellement!). Ainsi que vous ne pourrez pas le voir sur la photo, j'ai mis de l'eau dans le plateau en plexiglas supportant l'échafaudage!

A noter que si leur forme est différente de celles que nous avons coutume de déguster en France, mes brioches de Goiânia sont aussi savoureuses et moelleuses. Ne manque même pas la petite goutte de fleur d'oranger...

vendredi 14 mai 2010

"Goiano" (2)

Je me permets d’ajouter quelques caractéristiques du « Goiano », sans intention aucune de faire concurrence à M. Bariani Ortêncio :

Etre « Goiano », pour moi, c’est surtout :

Toujours téléphoner aux moments les moins opportuns (quand on a les mains dans la farine, pendant les repas, la sieste, etc).

Ne pas savoir confectionner du bon pain

Passer beaucoup plus de temps pour régler ses achat que pour les faire

Téléphoner une première fois pour annoncer sa visite et fixer le jour et l’heure, une seconde fois pour prévenir qu’on sera en retard, et une troisième fois pour dire qu’on arrive…

Avoir la main lourde sur le sucre et le sel

S’estimer déshonoré si on a pas, au moins une fois, subi une « cirurgia »

Adorer se faire photographier en posant, comme à l’époque où le photographe, sous son drap noir, disait « attention, le petit oiseau va sortir »

Ne pas savoir parler lentement avec des étrangers, et voyant que nous sommes étrangers, nous prendre pour des Argentins, des Italiens, des Espagnols, des Mexicains mais jamais pour des Français

Avoir au moins 3 ou 4 voitures dans son garage

Mais être « goiano » c’est surtout être affable, souriant, amical, et savoir nous accepter tels que nous sommes : un peu différents !!!

jeudi 13 mai 2010

"Goiano" (1)


Dans un article publié la semaine dernière par le quotidien
« O Popular », Bariani Ortêncio, écrivain et folkloriste, grande personnalité locale, donne ses définitions du véritable « Goiano » (habitant de l’Etat de Goiás). Je vous en livre quelques unes.

Etre Goiano c’est :

Etre né après le 7 novembre 1749, date à laquelle le Roi Joâo V créa la « capitania » de Goiás. Auparavant, la région dépendait de Sâo Paulo.

Ne pas ignorer que Goyaz (ancienne appellation de Goiás) signifie
« gens de bonne race »

Savoir que le rio Araguaia est le plus beau fleuve du monde

Remercier le Dr. Pedro Ludovico Teixeira qui a permis la création de Goiânia, une ville culturelle, écologique avec le vert de ses bosquets et l’or de ses ipés et de ses sibipiruna

Ne pas être égoïste et, au nom du progrès, savoir partager ses terres avec Brasilia et le Tocantins (deux Etats pris sur le territoire de Goiás)

Faire des miracles sans être un saint, et vivre avec le salaire minimum

Etre généreux, aimer les jolies femmes sans mépriser les vilaines.

Manger des grillades (« churrasco ») arrosées de bière le samedi, et aller le dimanche au match de football au stade « Serra Dourada »

Accueillir à cœur ouvert les frères des autres états