jeudi 14 octobre 2010

Et moi, alors ?

Mercredi matin

Hier étant jour férié au Brésil, Maurinha a, naturellement, été exonérée de ses tâches ménagères…mais, contrairement à ce qui avait été convenu, je l’ai attendue en vain ce matin !

Petit coup de fil vers 10 heures : « Bonjour ! C’est Maurinha. Tout va bien. Je viendrai demain matin » ( ????)

Tout en étant ravie que tout aille bien pour elle, elle aurait pu quand même demander si tout allait bien pour moi ! Quant aux besognes restées en plan, elles attendront…… Les 37° qui sont notre lot journalier en ce moment ne m’incitent pas à sortir la planche à repasser
!

mardi 12 octobre 2010

Dernières lectures

I - Rodolfo Walsh

« On m’appelle Rodolfo Walsh. Quand j’étais petit, je n’étais pas du tout satisfait de ce nom : je pensais par exemple qu’avec un nom pareil, je ne pourrais jamais être président de la République…. Je suis né à Choele-Choel (1) ce qui veut dire « cœur de bois ». Plusieurs femmes me l’ont reproché »
(Extrait de la préface de l’auteur, intitulée « Autoportrait »).

Les écrivains latino-américains sont les maîtres des
« nouvelles ». Ils ont le talent, en de courts récits, de créer toute une atmosphère complexe et des personnages attachants.
L’Argentin Rodolfo Walsh (1927/1977), journaliste, traducteur, écrivain, sinologue, ne faisait pas exception à la règle.

Auteur en 1977 d’une Lettre Ouverte à la Junte Militaire, que son ami Gabriel Garcia Marquez affirme « qu’elle restera pour toujours un chef-d’œuvre du journalisme universel », il « disparut » le lendemain après avoir été blessé de plusieurs coups de feu.

Très peu connu des France - où en littérature argentine on tombe immanquablement sur Borges et c'est bien agaçant! - Walsh est considéré comme le plus grand journaliste de son pays, fondateur du journalisme d’investigation. Un prix Rodolfo Walsh est décerné chaque année par l’Université de La Plata (2) qui a été notamment attribué en 2003 à Ignacio Ramonet, l’ex-directeur du "Monde Diplomatique".

(1)Province de Rio Negro, en Patagonie
(2)Dont la Faculté de journalisme a été créée en 1934, c’est-à-dire bien avant ses consoeurs européennes...

samedi 9 octobre 2010

Sibipiruna




Les nombreux sibipirunas sont en fleurs à Goiânia. J’aime ce bel arbre originaire des forêts atlantiques du Brésil, de forme harmonieuse, dont la discrète floraison jaune couvre les trottoirs d’un beau tapis doré


La croissance de cette essence tropicale étant très rapide, elle est largement mise à contribution lors de l’urbanisation des nouvelles cités au Brésil. Ainsi dans l’Etat du Paraná, au sud du pays, la ville de Maringá (1), fondée en 1947 est arborée à 80% par des sibipirunas.
Au premier plan, un quaresmera, ensuite un sibipiruna et au fond, un petit ipé blanc.

(1) J’ai déjà fait référence à cette ville le 13 février dernier : « Une municipalité sous la loupe ».

jeudi 7 octobre 2010

Cavale

Jeudi dernier, j'ai attendu en vain le jardinier (Adelinho) et ses acolytes (Mauro, le neveu) et Aïnha (le cheval)...

Le lendemain, ils étaient tous fidèles au poste et j'ai eu l'explication de ces absences : la veille, la petite jument, après avoir franchi son enclos, était partie en vadrouille dans la ville!

La fugueuse, récupérée, était à nouveau sagement entre ses brancards... Sans doute a-t-elle un "namorado" (amoureux) dans les environs!!

dimanche 3 octobre 2010

Chuva

"La pluie est arrivée" titrait le petit journal local mercredi dernier.
Après 113 jours d'absence totale, elle a été la bienvenue, et la température qui atteignait dans la journée 35 à 37° a baissé de plusieurs degrés
Cette première pluie ayant été assortie de quelques coups de tonnerre, Charlie-chat a immédiatement regagné son abri habituel : sous le canapé de mon bureau!

samedi 2 octobre 2010

Aux urnes!


Ce matin, dans notre quartier, dernières manifestations en faveur de "DILMA", la candidate qui reprend le flambeau de "LULA", avant l'ouverture demain matin des bureaux de vote....

mercredi 29 septembre 2010

Vaca Brava

Cette époque de l’année n’est pas la meilleure pour apprécier les balades dans les nombreux parcs de la ville : l’absence totale de pluie depuis bientôt quatre mois se fait sentir, l’herbe verte ne revit que dans nos souvenirs de la dernière saison des pluies, et les bancs à l’ombre sont pris d’assaut.

Lors du récent séjour à Goiânia de la génération suivante, nous nous sommes néanmoins aventurés dans le petit parc de « Vaca Brava » (1). Situé dans l’un des plus beaux quartiers de la ville, cerné de luxueux immeubles, il est le rendez-vous chic des promeneurs… qui finissent par échouer dans l’un des nombreux bars-restaurants du coin…Comme nous : installés aux premières loges de la terrasse du « Kabana », nous avons regardé le soleil se coucher et les premières lumières se refléter sur le lac, en sirotant une bière glacée et en grignotant des beignets de morue !

(1) « Vache sauvage ». Du nom d’une des trois grandes exploitations agricoles sur laquelle a été édifiée Goiânia.