vendredi 4 mars 2011

Définitions

Arbres
Les arbres, quand ils sentent venir le froid, on dirait qu'ils se déshabillent tandis que tout le monde se couvre.

Banlieue
Les rues de la banlieue parisienne sont bordées de châtaigniers dénudés et de jardins morts entourant des maisons closes.

Education
Le but des dames mures est de diriger les jeunes pour leur communiquer leur expérience.

Dimanche
Le dimanche doit être à la semaine ce que le palier est à l'escalier.

Amitié
L'amitié est un acte agréable entre deux personnes.
Automne
On ne voit plus les gracieux pots de chambre remplis de fleurs sur le devant des fenêtres, mais seulement quelques linges humides rabougris par le froid.

Chemin de fer
La petite locomotive au ventre cerclé de cuivre, avec son cigare fumant, n'a cessé d'enfanter depuis 1823.

Extraits de compositions françaises de potaches du début des années 5O, publiés par la NOUVELLE REVUE FRANCAISE du 1er décembre 1956.
Le collecteur nous assure que bon nombre d'entr'eux sont devenus bacheliers.
Pour ma part, je trouve ces définitions astucieuses et pleines de fantaisie! J'espère que leurs auteurs ne se sont pas convertis en vieux ronchons!!

mercredi 2 mars 2011

Le réveil du quaresmeira

Dès mon arrivée à Goiânia, je suis tombée en admiration devant un arbre, très répandu ici, le quaresmeira. Ce bel arbre fleurit abondamment sur les trottoirs de la ville, ses couleurs allant du rose pâle au violet le plus soutenu. Selon mon souhait, le jardinier m’a amené un jeune arbre, qu’il a planté devant la piscine, m’assurant que sa floraison serait violette. Et j’ai attendu, en vain, 4 ans. L’arbre grandissait, s’épanouissait, mais ne fleurissait pas. Ecoeurée et jalouse, je voyais, au hasard de promenades, tous les quaresmeira du quartier fleurir, certains bien plus petits que le mien. Bref, je n’y croyais plus et envisageait même de le faire enlever.
Et voilà qu’il y a une quinzaine de jours, ce grand dadais sortit de sa léthargie et se mit à fleurir. Ce n’est pas la grande floraison, mais c’est un début prometteur. Et ses fleurs sont, effectivement, violettes.

lundi 28 février 2011

Petit déjeuner

Aujourd'hui, à la sortie d'une démarche très matinale, le soleil le lève sur le Setor Universitario

Le kiosque de l'autre côté de la rue était déjà opérationnel, et j'ai pu déguster un petit pain au fromage (pâo de queijo) chaud et croustillant, accompagné d'un grand verre de café, certainement l'un des meilleurs que j'ai bu à Goiânia..et ceci pour 70 centimes d'Euro...

samedi 26 février 2011

Les visiteurs du matin (et parfois du soir!)

J'ai réussi à prendre quelques images de mes petits bavards verts que j'évoquais dans mon blog du 5 février


vendredi 25 février 2011

PERSECUTION

Me revoilà, après avoir été châtiée pendant une semaine par mon fournisseur d’accès. Il me persécute depuis deux mois sous le prétexte que je n’aurais pas acquitté sa facture du mois de novembre dernier. Lesdites factures étant réglées par prélèvements automatiques, nous avons, début janvier, eu vite confirmation auprès de notre banque que tout était en règle. Mais ladite compagnie de téléphone est du genre, habituel maintenant à notre époque, à se cacher derrière un répondeur. « pour ceci, faîtes le 1, pour cela faîtes le 2, etc ». Notre banquier s’est chargé de la besogne et, après une bonne heure de tractations, la question semblait résolue. Quelques jours plus tard, coupure du téléphone et, naturellement, de l’accès à internet. Nouvelle intervention de la banque et retour à la normale. Mais il y a des maniaques de la coupure qui sévissent dans l’ombre !! Vendredi dernier, je suis à nouveau privée d’internet (mais on nous laisse quand même le téléphone !). Excédés, nous remettons l’affaire entre les mains d’un ami avocat. Il lui a fallu néanmoins plusieurs jours pour venir à bout de l’obstination du département central de la compagnie de téléphone.

Nota : J’avais signalé en novembre 2009 mon manque d’enthousiasme en apprenant que ma compagnie de téléphone brésilienne avait été achetée par un groupe français...

vendredi 18 février 2011

L'essentiel est de se tenir informé...

Chaque matin, Charlie-chat et moi avons deux sources d'informations bien distinctes.

Ainsi, en dégustant mon premier café de la journée, je branche le canal brésilien proposant les nouvelles internationales

Quant à Charlie, après avoir avalé quelques croquettes dans la cuisine, il se précipite sur une des fenêtres que j'ai ouvertes pour regarder sa "télé-trottoir". C'est le moment où les petites mamans, avant de rejoindre leurs lieux de travail, vont laisser leurs mioches, parfois hurlant et trépignant, à la crêche de la rue voisine. Cette tranche de vie passionne mon petit copain!!

mercredi 16 février 2011

PIADA

Le benêt de service change selon les latitudes. Ainsi, au Brésil, j’ai remarqué que le ressortissant portugais est plus souvent qu'à son tour mis à contribution ! Sans doute la juste revanche du grand Brésil en pleine expansion envers l’ex-puissance dominante, ce tout petit pays européen en mauvaise santé…

Voici la dernière « piada » (blague) que j’ai lue :

Un Brésilien, un Italien et un Portugais font équipe dans une usine. Ils remarquent que depuis quelques jours, leur chef quitte les lieux bien avant l’heure de sortie. Le Brésilien suggère : et si nous partions nous aussi ? Qui s’en apercevra ? D’abord réticents, ses deux co-équipiers se rangent à sa suggestion. Le lendemain, ils attendent donc le départ du patron et s’esquivent à leur tour. Le Brésilien et l’Italien courent se livrer à leurs péchés mignons : le premier en allant boire quelques bières avec les copains, et le second en s’offrant un bon plat de spaghettis au restaurant du coin. Quant au Portugais il rentre sagement, à la maison. Ne voyant personne, il va jusqu’à la chambre conjugale, ouvre la porte… et voit son épouse avec son chef ! Il referme doucement la porte.

Le jour suivant, satisfaits de leur escapade de la soirée précédente, les collègues du Portugais, dès le départ du chef, l’invitent à venir prendre un verre avec eux. Le Portugais refuse catégoriquement de quitter son travail avant l’heure, alléguant que déjà, la veille, il avait failli se faire surprendre…