Quelques jours plus tard, traversant le petit parc voisin, je vis la fameuse « pluie d’or »... mais je n’avais pas mon petit olympus (publicité gratuite !). J’y retournais le lendemain et voici ces belles grappes jaunes dont la forme rappelle la glycine.
Chroniques de la vie quotidienne à Goiânia (Centre du Brésil)par une Française.
mercredi 12 octobre 2011
Chuva-de-oro
Il y a quelques jours, une amie française m’a demandé si je connaissais un arbre qu’on appelle ici « chuva-de-oro » (pluie d’or). Elle m'en fit une description si enthousiaste que j’ai regretté vraiment de n’en avoir jamais vu dans les environs.

Quelques jours plus tard, traversant le petit parc voisin, je vis la fameuse « pluie d’or »... mais je n’avais pas mon petit olympus (publicité gratuite !). J’y retournais le lendemain et voici ces belles grappes jaunes dont la forme rappelle la glycine.
Cet arbre qui peut atteindre une dizaine de mètre de hauteur est en fait un Cassia appelé également en français cassier, douche d'or, averse dorée, casse etc..originaire du sud-est asiatique. Ici, il fleurit entre septembre et octobre : ouf, je suis juste dans les temps....Merci Chantal !
Quelques jours plus tard, traversant le petit parc voisin, je vis la fameuse « pluie d’or »... mais je n’avais pas mon petit olympus (publicité gratuite !). J’y retournais le lendemain et voici ces belles grappes jaunes dont la forme rappelle la glycine.
lundi 10 octobre 2011
PEGASE
Dans l’entrée d’une maison, on peut trouver un porte-parapluies, un porte-manteaux, éventuellement une petite table, un téléphone et un siège pour bavarder plus confortablement avec les amis. Chez nous, rien de tout cela : c’est un cheval de bois qui accueille les visiteurs !

Cet équidé, que j’ai baptisé avec une absence totale d’imagination PEGASE (bien qu’il n’ait pas d’ailes !), a une longue histoire.
Un ami très cher, maintenant disparu, circulait un jour sur l’autoroute du Soleil entre Aix-en-Provence et Le Muy où il demeurait. Il lui sembla à un moment apercevoir quelque chose qui émergeait d’un petit étang à proximité du bord de la route. Intrigué, il gara son véhicule pour aller satisfaire sa curiosité : il s’agissait d’un vieux cheval de manège, en si triste état qu’il jugea inutile de procéder à son sauvetage. De retour chez lui, il se mit à cogiter et regretta sa décision. Il retourna donc le lendemain récupérer le cheval. Notre ami Jean, talentueux dans bien des domaines, après avoir effectué des recherches, déduisit qu’il s’agissait d’un cheval de manège dont l’Alsace était spécialisée dans la construction à la fin du 19ème siècle. Il se mit alors au travail, élimina le bois rongé par l’humidité, sculpta les parties manquantes et rendit à Pegase son aspect fringant de jadis.
Quelques années plus tard, Jean nous fit cadeau du cheval.
C’est ainsi que Pegase caracole à l’entrée de notre maison. Bien sûr, il doit sans doute avoir la « saudade » de sa lointaine Alsace natale, de la petite musique guillerette du carrousel de sa jeunesse et des rires des bambins qui grimpaient sur son dos ...

Cet équidé, que j’ai baptisé avec une absence totale d’imagination PEGASE (bien qu’il n’ait pas d’ailes !), a une longue histoire.
Un ami très cher, maintenant disparu, circulait un jour sur l’autoroute du Soleil entre Aix-en-Provence et Le Muy où il demeurait. Il lui sembla à un moment apercevoir quelque chose qui émergeait d’un petit étang à proximité du bord de la route. Intrigué, il gara son véhicule pour aller satisfaire sa curiosité : il s’agissait d’un vieux cheval de manège, en si triste état qu’il jugea inutile de procéder à son sauvetage. De retour chez lui, il se mit à cogiter et regretta sa décision. Il retourna donc le lendemain récupérer le cheval. Notre ami Jean, talentueux dans bien des domaines, après avoir effectué des recherches, déduisit qu’il s’agissait d’un cheval de manège dont l’Alsace était spécialisée dans la construction à la fin du 19ème siècle. Il se mit alors au travail, élimina le bois rongé par l’humidité, sculpta les parties manquantes et rendit à Pegase son aspect fringant de jadis.
Quelques années plus tard, Jean nous fit cadeau du cheval.
C’est ainsi que Pegase caracole à l’entrée de notre maison. Bien sûr, il doit sans doute avoir la « saudade » de sa lointaine Alsace natale, de la petite musique guillerette du carrousel de sa jeunesse et des rires des bambins qui grimpaient sur son dos ...
vendredi 7 octobre 2011
Architecture
mardi 4 octobre 2011
dimanche 2 octobre 2011
Reconstitution!

En mai dernier, Fogaça et Alessandra Teles ont exposé à Saint-Ghislain, grâce au soutien d’une relation en poésie de l’époux, Nelly Hostelaert et de son mari Franz. Ce sont ces derniers qui ont donné l’hospitalité à nos amis brésiliens durant leur séjour en Belgique. (voir les 25 et 27 mai)
Parmi toutes les photographies que vient de nous envoyer Nelly, je vous livre celle-ci que je trouve très mignonne : quelques heures avant le vernissage, Fogaça pose devant un de ses tableaux avec sa femme Malú !!
mercredi 28 septembre 2011
BLEU TATTOO

Vernissage jeudi dernier de l’exposition intitulée « Bleu Tattoo » de notre ami Pierre de Freitas. Pierre est passé la veille à la maison nous apporter l’invitation. Nous avons pu ainsi bavarder un peu car cela faisait plus d’un an que nous ne nous étions pas rencontrés. Il habite à plus d’un millier de km, à Palmas, capitale de l’Etat du Tocantins.
Pierre et Yvan
quelques connaissances dont Alessandra Teles qui avait exposé avec de Freitas à Lectoure, il y a trois ans, et de découvrir avec satisfaction que la Galerie POTRICH défend plusieurs des artistes brésiliens qui sont représentés dans notre propre collection.
« installation » se mangeait ! Il s’agissait en fait des rivières de cacahuettes, de noix de cajou, de noix de pécan, de raisins secs, de monticules d’abricots secs, de pruneaux, de dattes, etc..
dimanche 25 septembre 2011
Machado

Il y a deux sortes d’hommes : ceux qui vivent en parlant des vertus, et les autres qui se contentent de les avoir.
Pour dialoguer, demande d’abord ; ensuite, écoute.
J’ai appris le secret de la mer en méditant devant une goutte de rosée.
Antonio MACHADO, poète espagnol - Séville 1875, Collioures 1939
(extrait de « Ñ », supplément culturel du quotidien argentin
« Clarin » de juin 2011)
Ayant fui l’Espagne pour échapper au régime de Franco, MACHADO arriva à Collioure fin janvier 1939, après un voyage épuisant, accompagné de quelques membres de sa famille, et notamment de sa mère, âgée de 88 ans. Il mourut quelques semaines plus tard, trois jours avant sa mère.
Tous deux sont inhumés à Collioures.

Quand nous habitions dans le sud-ouest, nous avons eu un jour l’envie subite de voir la mer. Pourtant, quand nous sommes arrivés à Collioures une fin d’après-midi, nous nous sommes dirigés non pas vers la mer mais vers le petit cimetière de la ville. Beaucoup d’Espagnols mais également des visiteurs du monde entier viennent se recueillir devant la tombe du poète, y déposer des fleurs, des plaques commémoratives, des drapeaux ou un message dans la boîte aux lettres installée à proximité. Tous ces témoignages sont régulièrement collectés et conservés à la Fondation Antonio Machado de Collioure.
Louis Aragon a dédié au poète andalou ces quelques vers mis en musique par Jean Ferrat :
Machado dort à Collioure
Trois pas suffirent hors d'Espagne
Que le ciel pour lui se fît lourd
Il s'assit dans cette campagne
Et ferma les yeux pour toujours.
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