Auparavant, je pouvais admirer en passant, à travers les grilles, les jardinières et plantations de ma voisine Amaryllis. Mais il y a quelques mois, elle s’est cloîtrée, en faisant élever tout le long de la façade ce que j’appelle le mur de Tijuana !
Fort heureusement, elle tient tant à son bel arbre - dont elle ignore totalement le nom et, de ce fait, moi aussi ! - qu’elle l’a fait étayer par notre jardinier commun.
Les branches très lègères se balancent doucement au moindre souffle d’air. Il me fait penser à nos romantiques saules pleureurs...
Chroniques de la vie quotidienne à Goiânia (Centre du Brésil)par une Française.
mardi 13 novembre 2012
samedi 10 novembre 2012
DANILO TRELLES
Pour revenir sur les choix de lecture des Brésiliens, arrive em 22ème position « VIDAS SECAS ». Ce classique de la littérature brésilienne écrit par Graciliano Ramos (1892-1953) est paru en 1938, et a pour cadre les terres arides du Sertão. Adapté au cinéma, il est considéré comme le chef-d’oeuvre du cinéaste Nelson Pereira dos Santos et le film référence du Nouveau Cinéma brésilien.
Or nous avons bien connu l’un des producteurs de ce film Danilo TRELLES. A l’instar de certains de nos amis, la vie de Danilo fut bien remplie et tient du roman..
Souvenirs, souvenirs...
Né en Uruguay, il se retrouva à une époque directeur d’une institution culturelle à Montevideo. En sa qualité de journaliste, il écrivait également des articles dans l’hebdomadaire « Marcha ». Doué pour les relations publiques (P.R.avant la lettre !) l’époux pense qu’il a dû proposer, à l’Ambassadeur d’Union Soviétique, lors d’un cocktail d’ambassade, de faire venir la troupe du Bolchoï à Montevideo. Sans doute l‘Excellence sauta-t-elle sur l’occasion et Danilo établit ainsi un courant d’échanges avec les Pays de l’Est. Ayant perdu son emploi à Montevideo (changement de gouvernement ?) on lui proposa un poste de directeur des Relations Publiques pour les pays de l’Est à la compagnie suédoise d’aviation SAS, avec liberté de s’installer dans la ville de son choix. Il opta pour Prague. De là, il voyageait gratuitement de par le monde pour la SAS (200 à 300.000 km par an, a-t-il dit un jour à Yvan) tout en étendant son réseau de relations internationales et principalement culturelles.
Yvan rencontra Danilo lors d’un séjour à Prague qu’il effectua avec un ami diplomate en 1965. Ils se revirent à Stockholm où je fis également sa connaissance...
(à suivre)
Or nous avons bien connu l’un des producteurs de ce film Danilo TRELLES. A l’instar de certains de nos amis, la vie de Danilo fut bien remplie et tient du roman..
Souvenirs, souvenirs...
Né en Uruguay, il se retrouva à une époque directeur d’une institution culturelle à Montevideo. En sa qualité de journaliste, il écrivait également des articles dans l’hebdomadaire « Marcha ». Doué pour les relations publiques (P.R.avant la lettre !) l’époux pense qu’il a dû proposer, à l’Ambassadeur d’Union Soviétique, lors d’un cocktail d’ambassade, de faire venir la troupe du Bolchoï à Montevideo. Sans doute l‘Excellence sauta-t-elle sur l’occasion et Danilo établit ainsi un courant d’échanges avec les Pays de l’Est. Ayant perdu son emploi à Montevideo (changement de gouvernement ?) on lui proposa un poste de directeur des Relations Publiques pour les pays de l’Est à la compagnie suédoise d’aviation SAS, avec liberté de s’installer dans la ville de son choix. Il opta pour Prague. De là, il voyageait gratuitement de par le monde pour la SAS (200 à 300.000 km par an, a-t-il dit un jour à Yvan) tout en étendant son réseau de relations internationales et principalement culturelles.
Yvan rencontra Danilo lors d’un séjour à Prague qu’il effectua avec un ami diplomate en 1965. Ils se revirent à Stockholm où je fis également sa connaissance...
(à suivre)
mardi 6 novembre 2012
TIMBRE
Le télégramme reçu la semaine dernière était en fait une invitation à participer à une petite cérémonie destinée à commémorer le 80ème anniversaire de la création de l’Institut Historique et Géographique. Entre autres prestations, devait, être présenté le timbre émis, à cette occasion, par la Poste de Goiânia. Aussi étions-nous conviés à nous rendre dans le salon de l’espace culturel de la Poste Centrale.
Force est de constater que le dessinateur du fameux timbre n’a pas frôlé la méningite !
Bon, c’est le geste qui compte....
Force est de constater que le dessinateur du fameux timbre n’a pas frôlé la méningite !
Bon, c’est le geste qui compte....
vendredi 2 novembre 2012
2 novembre
Depuis novembre dernier, ils sont malheureusement passés dans ma liste des amis et connaisances disparus.
Mercedes, notre jolie et jeune cousine, décédée accidentellement sur une route de Mendoza.
Gérard Menigou, gentil copain farfelu, partageant ses dernières années entre le Gers et la Grèce.
Ian Hellström, artiste suédois, si décalé et provocateur, que je l’ai rencontré un jour dans une rue de Stockhom enveloppé dans une grande houppelande noire, un (authentique) casque prussien en guise de couvre-chef et un ara sur l’épaule... Je l’ai présenté à la mère d’une amie française qui m’accompagnait, ébahie. Ian l’a saluée d’un claquement de talon assorti d’un baise-main et d’un compliment en excellent français...
Martine Vetter, qui venait de boucler son siècle après avoir tant de fois bouclé ses valises pour explorer le globe, de l’Afghanistan à l’Amazonie, et de la Mongolie à l’Egypte, avant de se poser définitvement à Lectoure.
Mercedes, notre jolie et jeune cousine, décédée accidentellement sur une route de Mendoza.
Gérard Menigou, gentil copain farfelu, partageant ses dernières années entre le Gers et la Grèce.
Ian Hellström, artiste suédois, si décalé et provocateur, que je l’ai rencontré un jour dans une rue de Stockhom enveloppé dans une grande houppelande noire, un (authentique) casque prussien en guise de couvre-chef et un ara sur l’épaule... Je l’ai présenté à la mère d’une amie française qui m’accompagnait, ébahie. Ian l’a saluée d’un claquement de talon assorti d’un baise-main et d’un compliment en excellent français...
Martine Vetter, qui venait de boucler son siècle après avoir tant de fois bouclé ses valises pour explorer le globe, de l’Afghanistan à l’Amazonie, et de la Mongolie à l’Egypte, avant de se poser définitvement à Lectoure.
mercredi 31 octobre 2012
Canicule
Les pluies qui avaient commencé à tomber à la mi-octobre sont reparties comme elles étaient venues : sans prévenir! Conséquences, grosses chaleurs sur Goiânia et ses environs. Jusqu'à 41° enregistrés avant-hier.
L'époux et moi, en anciens d'Afrique, supportons très bien cette canicule. Charlie-chat, le pauvre, ne peut retirer son manteau de fourrure. Mais il est fûté, il a trouvé la solution ; il passe sa journée couché dans un coin de la chambre d'amis, sous une chaise : il estime ainsi être à l'ombre!!
L'époux et moi, en anciens d'Afrique, supportons très bien cette canicule. Charlie-chat, le pauvre, ne peut retirer son manteau de fourrure. Mais il est fûté, il a trouvé la solution ; il passe sa journée couché dans un coin de la chambre d'amis, sous une chaise : il estime ainsi être à l'ombre!!
lundi 29 octobre 2012
LECTURE
D'après une récente enquête intitulée « Portraits de la lecture au
Brésil », ladite lecture ne semble pas le loisir préféré des Brésiliens : 4 livres par an, ce chiffre intégrant les livres scolaires.... Ils préfèrent regarder la télévision, des films DVD et surfer sur les réseaux sociaux.
Brésil », ladite lecture ne semble pas le loisir préféré des Brésiliens : 4 livres par an, ce chiffre intégrant les livres scolaires.... Ils préfèrent regarder la télévision, des films DVD et surfer sur les réseaux sociaux.
Voici les livres qui ont particulièrement marqué les lecteurs brésiliens :
1) « A Biblia sagrada »
2) « A cabana » de William Paul Young, USA
(La cabane : là où la tragédie et l’’éternité se confrontent)
3) « Agape ». du Père Marcelo Rossi, le curé super-star du pays.(La cabane : là où la tragédie et l’’éternité se confrontent)
Deux des écrivains les plus fameux, Joaquim Machado de Assis (1839/1908) et Jorge Amado (1912/2001) arrivent respectivement en 6ème et 10ème position.
)
Référence : Etude « Retratos da Leitura no Brasil », Fundação Pró-Livro en association avec Ibope Inteligência, 2011-2012.
vendredi 26 octobre 2012
SETE-COPAS
Etant donné le peu de cas que certains de mes voisins font des essences tropicales qui ont la bonté de pousser devant chez eux, je photographie tous les arbres de ma rue avant que des scies assassines entrent en action !!
Je viens d’apprendre que celui-ci est un SETE-COPAS. Originaire d’Asie, ce géant tropical peut atteindre jusqu’à 45 mètres de hauteur. Apprécié pour son ombrage, pour ses chataignes (surtout par les chauve-souris !) et la propriété bactéricide de ses feuilles (on recommande d’en mettre dans les aquariums), il a deux défauts que les riverains ne pardonnent guère : il perd ses feuilles en juillet-août (imaginez un peu que les feuilles choient sur leurs précieuses bagnoles!) et ses puissantes racines s’accommodent mal des trottoirs et chaussées de la ville.
Je viens d’apprendre que celui-ci est un SETE-COPAS. Originaire d’Asie, ce géant tropical peut atteindre jusqu’à 45 mètres de hauteur. Apprécié pour son ombrage, pour ses chataignes (surtout par les chauve-souris !) et la propriété bactéricide de ses feuilles (on recommande d’en mettre dans les aquariums), il a deux défauts que les riverains ne pardonnent guère : il perd ses feuilles en juillet-août (imaginez un peu que les feuilles choient sur leurs précieuses bagnoles!) et ses puissantes racines s’accommodent mal des trottoirs et chaussées de la ville.
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