mercredi 30 mars 2011

Autour du "guacamole" (première partie)

Les avocats, cadeau de Maurinha (voir mon blog du 16mars) sont parvenus à maturité pratiquement tous en même temps. Pour éviter une éventuelle indigestion j’ai décidé de transformer une partie de mes « abacate » brésiliens en
« guacamole » mexicain. (1)

La recette du « guacamole » (2) se trouve dans beaucoup d’ouvrages culinaires, mais je l’ai apprise « sur le tas »… Sa confection et sa consommation me font immanquablement penser à Sonia.

C’est une histoire triste…

Souvenirs, souvenirs.

Pendant notre séjour au Guatemala, nous avons fait la connaissance d’un couple de franco-colombien. Lui, Pierre, elle Sonia, établi à Sololá, à quelques 200 km de la capitale guatémaltèque. Pierre, sous contrat avec les Galeries Lafayette, recherchait de l’artisanat susceptible de plaire à la clientèle de ce grand magasin. Sonia, quant à elle, écumait les villages et les marchés de l’Altiplano pour récupérer des tissages mayas. Elle taillait et découpait les parties brochées (quel sacrilège !) qu’elle intégrait à la ligne de vêtements qu’elle avait créée. Les grands couturiers parisiens en étaient friands, notamment KENZO, AGNES B et GALLIANO. Le couple nous invita à leur rendre visite à Sololá Après avoir vaincu un chemin rocailleux qui faillit bien coûter la vie à notre brave Peugeot (rescapée de l’Afrique !), nous voici dans le repère, je devrais plutôt dire le nid d’aigle de nos amis. Grande maison très vitrée, sur un plateau dominant le majestueux Lac Atitlan et ses trois volcans. Le lieu est idyllique, mais, pensons-nous l’époux et moi, bien isolé, dans un pays où la violence prend vite le pas sur ses merveilleux paysages… Sonia est précisément en pleine préparation du « guacamole » destiné à notre déjeuner, et m’enseigne, à part la recette, un petit truc… qui reste mon secret ! (à suivre)


(1)Mis dans deux petits pots et congelé.

(2)La purée d’avocat, fruit originaire du Mexique et du Guatemala était un mets très prisé des Aztèques et des Mayas pour son goût délicat et ses particulières vertus nutritives. A noter que la recette en était différente car ces populations ne connaissaient ni le citron ni l’oignon…

samedi 26 mars 2011

KIOSQUE

Praça Cívica – Le kiosque devant la Poste Centrale. Le congélateur Nestlé occupe plus de place que le présentoir des livres. Une autre constation s'impose : le choix de lecture est plutôt éclectique ! On saute allégrement de l’Art de la Guerre de Sun Tzu à Oscar Wilde, de Pablo Neruda à William Shakespeare, en passant par le Kama Sutra et Guy de Maupassant….

vendredi 25 mars 2011

Ce matin, avenida Republica do Libano, setor oeste

mardi 22 mars 2011

Firmin et Minou

Entente cordiale : tel est le titre sous lequel une amie m'a fait parvenir cette photographie

A mon avis, Minou ne laisse planer aucun doute sur le fait qu'il est le premier arrivé sur le siège...et dans la maison!

lundi 21 mars 2011

AUTOMNE

L'émission «Questions pour un champion » est en ce moment consacrée aux candidats étrangers de langue française.
Hier soir, nous nous retrouvons face à la candidate brésilienne. L’animateur demande à Julia, jolie brunette traductrice – anglais, italien, français - dans une maison d’édition à Sâo Paulo, quelle est la région de son pays qu’elle préfère. A notre grande surprise, il lui est répondu que c’est celle de Goiás ! Et de vanter avec beaucoup d'enthousiasme le plateau central brésilien (sur lequel repose une grande partie de l’Etat), le bleu de son ciel, sa lumière incomparable et le vert de ses grandes étendues…


Nous, nous buvions du petit lait (ce n’ était pas le jour du whisky !)

Désolée, ma chère Julia, mais en ce second jour de l’automne, le ciel de Goiânia est plutôt grisâtre sous la pluie ! Par contre, l’herbe est bien verte !

samedi 19 mars 2011

Apparences trompeuses!

Je dois changer les piles de mon téléphone portable. Entendons-nous bien : le portable pour mes compatriotes est la prothèse qu’ils ont en permanence collée à l’oreille pour raconter en général des trucs inintéressants ou poser des questions du style « t’es où là ? »(1). Les Brésiliens n’en font pas, en général, une utilisation plus intellectuelle, mais l’appellent « celular ». Donc, je dois acheter des piles pour mon téléphone fixe, c’est-à-dire trois piles emmaillotées dans une enveloppe en plastique.

Lors d’une sortie avec l’époux, nous nous faisons déposer dans un magasin FUJIOKA. Cette chaîne (2) a de nombreux magasins à Goiânia, grands, luxueux, remplis des produits acoustiques et visuels du dernier cri, où s’afférent une nuée de jeunes gens et jeunes filles élégants tous plus beaux les uns que les autres, prêts à foncer sur le visiteur. Nous avons donc droit à un charmant jeune homme qui, après avoir examiné l’appareil, nous répond qu’il ne peut rien faire pour nous : « il faut aller à TELE HOUSE ». Gentiment, il va expliquer à notre chauffeur de taxi comment se rendre à ce que nous pensons être un autre temple de la technologie moderne.

Quelques minutes après, nous arrivons devant TELE HOUSE : un petit local étroit, sombre, à l’angle d’une obscure galerie marchande. Nous parvenons à découvrir, derrière un comptoir, un homme auquel je présente, sans grand espoir, mon téléphone. Pas de problème. En trois minutes l’affaire était réglée, et le téléphone de nouveau opérationnel, est retourné sur son réceptacle !

A ce propos, j’en profite pour remercier, sans doute à titre posthume car voilà bien longtemps, le vieux couple de Belges qui nous avait fait cadeau de cette ancienne machine à coudre Singer (elle cache encore dans ses entrailles son outil de travail) qui nous sert de bureau, et sur laquelle repose notre téléphone…

(1) J'ai d'ailleurs baptisé cet engin le "TEOULA"

(2) Fondée à Goiânia il y a 1/2 siècle par les frères du même nom