mercredi 9 avril 2008

Après les orchidées couleurs fuschia, ce sont les blanches au coeur délicatement rosé qui ont fait leur apparition

Propriété verticale ou horizontale ???


Dans notre rue, à une centaine de mètres de chez nous

dimanche 6 avril 2008


Après nous être rendus au vernissage des œuvres de JUCA DE LIMA le 1er avril, un second vernissage avait lieu deux jours après, le 3 avril, dans la seconde salle du Musée d’Art de Goiânia, celui du peintre Pitágoras Lopes Gonçalves dit PITÁGORAS.
D’abord surpris et vaguement contrariés par ce double déplacement, nous en avons vite compris la raison : tout ceci s’adressait à deux publics bien différents : bon chic bon genre et troisième âge pour le premier, percing, tatouages, jeans troués et moyenne d’âge 25 ans pour le second… Deux mondes qui, ainsi, ne s’affrontèrent que sur les murs !!! Très astucieux pour éviter les dommages collatéraux…
Dès la première année de notre séjour à Goiânia, mon mari avait eu l’occasion de visiter l’atelier de l’excellent PITÁGORAS. Une figure.. Très marginal, agoraphobe, ses dessins étaient éparpillés sur le sol, ignorant ses prix de vente, donc impossible de lui acheter quoi que ce soit. J’oubliais : il parle français !!! Les deux techniques mixtes que nous avons à la maison ont donc été acquises chez un galeriste de notre quartier.
Agé de 44 ans, c’est un artiste reconnu qui a à son actif de nombreuses expositions personnelles et collectives, tant à Goiânia que dans les grandes villes du Brésil, notamment à Sâo Paulo et à Rio.

(extrait du catalogue de l'exposition à la Fundaçâo Jaime Câmara, 2004, photo Rogério Flori)

Bon dimanche !!!

vendredi 4 avril 2008

Le vieil homme et le cerrado

Vernissage au Musée d’Art de Goiânia, d’une exposition consacrée à JUCA DE LIMA. Nous avons rencontré plusieurs fois ce vieux petit Monsieur, paisible et affable.
Il a représenté ce qu’il appelle les « accidents mytho-poétiques du Cerrado », avec ses grottes, ses sentiers, ses ravins, ses collines, ses rochers aux formes bizarres, ses champs de pierre, ses champs de fleurs exubérantes, ses cours d’eau.
Couleurs violentes de commencement du monde… ou peut-être de fin d’un monde, le cerrado étant peu à peu avalé par l’urbanisation et les cultures intensives…

Extrait du catalogue de l'exposition (photo Fabio Lima)

mardi 1 avril 2008



Financé par le Secrétariat Municipal à la Culture de Goiânia et l’Institut Culturel José Mendonça Teles, a été organisé un Salon des Arts des Petits Formats.
Dans un premier temps, un jury de trois personnes (le directeur du Musée d’Art, un galeriste-collectionneur et…mon mari) avaient dû sélectionner dix participants sur les 80 qui se proposaient. Ce fut déjà une dure épreuve !!
La tâche du jury n’était pas terminée pour autant : une heure avant l’ouverture du Salon, ils durent choisir les trois premiers qui devaient se partager une dotation prévue de 9.000 reais. (environ 3.300 euros), la moitié étant attribuée au Premier Prix.
Le secret avait été bien gardé car, lorsque fut annoncé l’attribution du 3ème Prix, on vit s’avancer, devant l’assistance éberluée, une mignonne petite fille qui reçut son chèque timidement et gracieusement. Nous avons tous craqué !!!
Camila, à peine 9 ans, suit des cours d’art depuis déjà trois ans. Elle a notamment commencé à s’initier à la gravure. Elle a son petit monde de signes et de symboles mystérieux…


Camila dos Reis Sanz devant une de ses gravures. (photo "Diario da Manha")





Mais n'oublions pas le premier prix qui fut attribué à Manoel Santos
(c'était également mon préféré)

A Goiânia, nous sommes entrés en automne.
Dans mon jardin, ces deux fleurs d'orchidée en ont profité pour sortir...