mercredi 14 juillet 2010

Immobilier

Dans notre quartier, la construction d’immeubles est interdite. Mais de l’autre côté de la grande place où s’achève notre rue, les promoteurs s’en donnent à cœur joie !

Sur cet immeuble qui s’élève, on peut voir une publicité pour un « Palais du Parc » agrémentée - allez savoir pourquoi - de notre Arc de Triomphe ! S’il y a eu une certaine confusion quant au symbole de notre monument parisien, par contre les concepteurs du projet n’ont pas lésiné sur la surface des appartements : 252 à 317m2….

Toutefois, on distingue beaucoup mieux l'Arc de Triomphe sur ma photo que ce matin pendant le défilié du 14 juillet, où il disparaissait derrière un rideau de pluie! "Il pleut des cordes à la Conccorde" comme a dit finement Marie Drucker!!

dimanche 11 juillet 2010

Rosinha (2)

Que l’on se rassure. Zé Orocó réussira à échapper à l’enfer de l’asile. Il en sort, complètement guéri, d’après la Faculté.

Qu’est devenue sa chère Rosinha durant sa longue absence ?

Ne comptez pas que je vous raconte la dernière partie de l’aventure de Zé Orocó. Sachez seulement qu’elle nous réserve une jolie surprise !

L’ouvrage m’avait été recommandé, il y a près de 25 ans, par un défunt ami bissau-guinéen ayant vécu de longues années au Brésil. Je me l’étais donc procuré, lors d’un voyage à Dakar, sans doute à la Librairie Française… et je ne l’avais jamais lu.

La particularité du livre est que l’action est située dans l’Etat de Goiás, en territoire karaja, ce peuple amérindien appelé aussi « le peuple de l’eau », dont notre amie Alessandra Teles reproduit si bien les signes et les symboles. D’ailleurs, « la grande ville » où le malheureux Zé Orocó se retrouve à l’asile est sans doute Goiânia..


Je me dois de signaler la fâcheuse négligence des Editions Stock. La couverture ne correspond pas à l’ouvrage, et les critiques reprises au verso (Le Monde, La Vie Catholique et Elle) concernent un autre livre, du même auteur (quand même !) intitulé « Mon bel oranger » (O meu pé de laranja lima).

Par respect pour l'auteur de cet hymne à la nature, voici la couverture de l'original paru au Brésil...

vendredi 9 juillet 2010

Aubagnaise!

Cette coquine est la petite cousine de Charlie-chat. Parfaite-
ment !
Elle vient en effet de prendre ses quartiers à Aubagne, non pas à la Légion Etrangère mais chez nos cousins Nany et Gérard... Née avec le printemps, elle s’appelle Lilas..
Je suis très inquiète pour le voilage en dentelle !!

jeudi 8 juillet 2010

Rosinha (1)

Voilà un livre absolument merveilleux, tendre, poétique et dramatique (1). Les deux principaux personnages sont Zé Orocó et Rosinha. Cette dernière, quand elle n’est pas fâchée – elle un caractère ombrageux ! - lui raconte de très belles histoires pendant leurs longues navigations sur le majestueux fleuve Araguaia. La conversation se poursuit parfois tard dans la soirée, quand Zé Orocó déguste son maigre repas près du feu et que Rosinha est échouée à ses côtés sur le sable de la petite plage choisie pour passer la nuit. Zé Orocó est un homme entre deux âges, que tous les gens du fleuve connaissent et estiment, et Rosinha est son canoë¨en bois de jatoba
Jatoba géant


Et la vie s’écoule paisiblement, au rythme des rames. Rosinha parle si bien du fleuve et de la forêt qu’il traverse, de leur faune et de leur flore aux syllabes chantantes, des oiseaux (maria-prêta, jaribou, manguaris, ibis), des arbres (jatoba, palmier-tucum, canjirinha, paca, umburana), des poissons ( piranha – pas si méchant qu’on le dit, d’après Rosinha ! - pirarucu), de l’once, de la loutre géante, ainsi que d’Urupianga, La Loi de la Forêt et le Dieu des Animaux, toujours très occupé pour protéger tous ses sujets et de Calamantá, le Dieu des Arbres.

Tout ce tranquille bonheur va sombrer quand un médecin de la ville vient faire sa tournée, entend parler de la conversation d’un homme et de son canoë, et n’aura de cesse de faire transférer cet homme à l’asile dans la grande ville pour lui démontrer, à l’appui des électrochocs, qu’un canoë ne parle pas.


Où est le fou ? Tout le monde sait bien que les arbres parlent…. Et Rosinha est un tronc d’arbre évidé…. (à suivre)



Maria-prêta (maria-prêta-de-penacho)


(1) « Rosinha, minha canoa », par José Mauro de Vasconcelos, écrivain brésilien d’origine indienne et portugaise. (Rio de Janeiro, 1920 / Sâo Paulo, 1984)


mardi 6 juillet 2010

La vie en rose....

...dans mon mini-jardin d'hiver. Lys et primula (variété de primevères)... sous l'oeil admiratif de la grenouille!

dimanche 4 juillet 2010

Frères ennemis!

Plus de paralysie totale de la ville quand l’équipe brésilienne jouait (magasins fermés, circulation stoppée), les pétards n’éclatent plus, les postes de télévision ont baissé le son, bref, l’allégresse a fait place à la tristesse et à la déception. C’est tout juste si le deuil national n’a pas été décrété ! En tant que Française, j’adopte un profil bas. Inutile de m’étendre sur la question !

Une seule consolation pour les Brésiliens : la déroute de l’Argentine ! Entre les deux pays voisins, pas une once de sentiment d’appartenir à la communauté latino-américaine, pas la moindre fraternité, même dans le sport… Petite conversation avec un Brésilien hier matin :


- Maintenant, quelle équipe allez-vous appuyer ?
- Les voisins. L’Uruguay et le Paraguay.
- Et l’équipe argentine ?
- Certainement pas. D’ailleurs, elle est mauvaise et elle va perdre…

Et pourtant, ces deux pays auraient tellement à s’offrir…

vendredi 2 juillet 2010

Mangoustan

Le nom ne m’était pas étranger, mais je n’avais jamais goûté ce fruit. . C’est fait ! Avec le mangoustan, parfois appelé le fruit des dieux, voilà encore un produit tropical miracle. De la grosseur d’une balle de golf, avec une coque dure et épaisse, il laisse apparaître en le coupant par la moitié, 5 ou 8 quartiers d’un blanc neigeux qui se teinte immédiatement de rose au contact de l’air, au goût délicat acidulé-sucré. C’est surtout dans la coque que sont contenus les éléments nutritifs et curatifs connus depuis fort longtemps dans l’Asie du sud-est dont est originaire le mangoustanier. L’enveloppe du fruit était précieusement conservée, séchée et pilée et utilisée ensuite comme remède contre les infections à la fois internes et externes.


Les maîtres à penser de la diététique se sont évidemment emparé de ce fruit. La pulpe mélangée à la coque réduite en poudre est maintenant proposées en flacons dans certains magasins spécialisés. A en croire ces gourous des temps modernes, on ne devrait carburer qu’au jus de mangoustan !
Le mangoustanier est un arbre pouvant atteindre 15 à 25 mètres de hauteur C’est un grand raffiné qui prend son temps. Il faut attendre 10 à 15 ans avant de voir éclore des centaines de fleurs rouges d’où naîtront les fruits, et qui ne supporte pas des températures en dessous de 4° et supérieures à 37° .