mercredi 4 novembre 2009

"Les Amis de Thalie"

Notre amie Nathalie Lescop-Boeswillwald célèbre cette année le 15ème anniversaire de sa revue littéraire et picturale « Les amis de Thalie ». par la parution d’un numéro spécial.
Le terme « célébré », croyez-moi, n’est pas trop fort : assurer pendant tant d’années, du fond du Limousin, la parution trimestrielle d’une revue de cette qualité est un exploit qui mérite tous les éloges.

La revue est toujours accompagnée d’un petit supplément, la « Gazette des Amis de Thalie". J’en extrais ce petit texte qui m’a ravie, en espérant que les deux « Nathalie » ne m’en voudront pas de cet emprunt.

Je compatis avec Nej, pour vivre cette dramatique occupation féline au quotidien !

lundi 2 novembre 2009

Il y a 70 ans aujourd’hui disparaissait Victor, mon grand père paternel.

Né à Frévent, dans le Pas de Calais, ce Chti’mi, émigra à Paris, dans la première décade du siècle dernier, avec femme et enfants, pour échapper à sa dure condition de mineur. Il passa ainsi de la poussière du charbon à celle de la grande ville, troqua sa barre à mine contre un balai puisqu'il devint cantonnier de la ville de Paris. La première guerre mondiale, ("la der des der"!), les tranchées, le gaz moutarde n’eurent pas raison de lui. Par contre, il ne survécut que quelques semaines seulement à la déclaration de la seconde guerre mondiale. D’après ma grand mère, il n’a pas supporté, et son cœur non plus, le fait que ses fils pourraient connaître l’enfer qu’il avait vécu 25 ans auparavant. Il venait d’avoir 56 ans…

Je dédie à sa mémoire un extrait de l’émouvante chanson que le Canadien Raymond Lévesque a composée il y a 40 ans :

Quand les hommes vivront d’amour
Ce sera la paix sur terre
Les soldats seront troubadours
Mais nous, nous serons morts, mon frère.

vendredi 30 octobre 2009


Je vous laisse admirer la sobriété et l'élégance du réseau électrique!
Dommage, car cette petite maison a un certain charme...

mercredi 28 octobre 2009

Caminho de Emaus

La semaine dernière, nous sommes retournés à la congrégation dominicaine (voir mon blog du…), invités à l’anniversaire de Mère Luizinha.

Le lieu a été appelé « Caminho de Emaus » (Le chemin d’Emmaüs). Un prospectus a été édité et, très franchement, ce n’est pas un luxe. La propriété est située aux confins de la ville de Goiânia et ce n’est pas du tout évident de trouver son « caminho » !!!
La parabole d’Emmaüs(1) figure dans le dernier chapitre de l’Evangile selon Saint Luc. Le Christ, qui vient de ressusciter le matin de Pâques, apparaît sur la route d’Emmaus à deux disciples désespérés par sa mort et qui fuient Jerusalem. Les deux disciples lui donnent l’hospitalité, sans le reconnaître jusqu’au moment où il prend le pain, le bénit et leur offre. A l’instar des deux disciples, chacun doit parcourir son « chemin d’Emmaus » pour parvenir à son but et trouver le joie, l’espoir et la foi.

Pour être tout à fait honnête, je dois avouer que :

- Le souvenir de la lecture des Evangiles par le vieux curé de campagne de mon enfance est bien lointain : c’est Luizinha qui m’a rafraîchi la mémoire tout en nous faisant visiter les lieux.

- Nous avons trouvé notre chemin grâce à un chauffeur de taxi dégourdi…

(1) A l'époque, village proche de Jérusalem. Les historiens et chercheurs de sont pas d'occord sur son emplacement. Probablement sur le territoire actuel de la Jordanie.

lundi 26 octobre 2009



Le premier petit iris (iridacée brésilien) de la saison a éclos il y a o peine 20 minutes dans le patio

samedi 24 octobre 2009





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Hier à 9 heures du matin, petite cérémonie à l’Institut Historique et Géographique.

Un coup d'oeil en passant à la fresque en azulejos ornant l'entrée de l'Institut.


Avant de nous installer dans l'auditorium, nous sommes allés saluer le Président de l'Institut. Aidenor est très fier de son nouveau couvre-chef : lui et son panama sont devenus inséparables! (1)



Le motif de cette réunion était de mettre à l’honneur quelques personnes : le Péruvien. Wellington Castillo Sanchez, professeur à l’Université Nationale de Trujillo (Pérou), le Brésilien Geraldo Coelho Vaz, écrivain de Goiânia, et le Français… Yvan Avena.

Le premier en est à sa 3ème visite à Goiânia. Il avoue être « tombé en amour », comme disent nos amis canadiens pour le Brésil et plus particulièrement Goiânia. Le second, ex-Président de l’Académie des Lettres, fêtait ses 50 ans d’écriture. Quant à mon troisième, on tenait à le remercier pour son apport à la poésie de cette région, son travail de traduction et de diffusion en France, en Belgique et en Suisse des poètes du centre du Brésil. Ce fut notre ami Ruy qui, en ses qualités d’ami et de Vice-Président de l’Institut, qui fut chargé de mettre l’époux en valeur. Ce qu’il fit très bien et très sobrement. Je n’ai pas été oubliée dans le petit discours !! Après tout, c’était juste : je suis la secrétaire de service dans le ménage, et cé moa qui fé les corecssions !!!!

Le public de l’auditorium n’était pas très nombreux à cette heure matinale, mais de choix car étaient présents les Présidents et responsables des principaux organismes culturels de la ville.
Le « Prefeito » (le Maire), très occupé par les préparatifs des festivités du 76ème anniversaire de la fondation de Goiânia (aujourd’hui) s’était fait représenter. Je trouve cela tout à fait notable de la part des autorités d’une ville de 1.200.000 habitants, alors que le Maire de notre ex-lieu de résidence (5.000 habitants) ne daignait même pas envoyer son adjoint à la culture, lors de certaines manifestations culturelles !!!

Un déjeuner commun nous a ensuite permis de découvrir un restaurant libre-service, pas très loin de chez nous, d’ailleurs, proposant une quarantaine de plats typiques tout à fait appétissants.

En fin d’après-midi, notre ami Aidenor Aires est venu à la maison en compagnie du Dr. Castillo Sanchez qui tenait à voir notre collection de tissages dont nous lui avions parlé au cours du déjeuner. Il nous a promis de nous mettre en relation avec une personne de Lima, grande spécialiste des tissages amérindiens.

Une journée positive….

(1) Cela m'a rappelé la saga de Maurice Denuzière, "Louisiane" qui commençait par ces mots : "En ce temps-là, le gentleman portait un panama..."