vendredi 26 octobre 2018

FIAC vs FARGO !


Si Paris a sa FIAC (Foire Internationale de l’Art Contemporain)  qui a ouvert ses portes le 21 octobre,  Goiânia n’est pas en reste et a inauguré il y a trois jours son FARGO (Foire de l’Art de Goiás), toutes proportions gardées, naturellement !!

Détenteurs d’une  carte d'invitation il nous a été permis avec un couple d'amis, d’entrer en priorité  avec ce précieux Sésame et de visiter tranquillement tous les stands. Une heure après, ce n’était plus la Foire de l’Art mais la foire d’empoigne  pour se faire photographier devant des tableaux que personne ne regardait et pour piller ce qu’il y avait à avaler !

Après avoir vu des centaines de tableaux de dizaines d’artistes, je campe sur mes positions : les artistes que nous avons connus  et soutenus dès notre arrivée à Goiânia restent mes préférés, dont ces deux-là, Pitágoras et Godá R.



samedi 20 octobre 2018

A propos d'Amélie



Elle fut mon arrière grand mère maternelle. Elle est ici photographiée avec son petit fils, Georges, lors des épousailles de sa petite fille Marie-Louise (ma mère) le 17 octobre 1935.


Originaire de Bessat, un hameau de la Creuse profonde, Amélie, née Bournel se maria avec un certain Jean-Baptiste Duditlieu... lequel est resté pour moi un arrière grand père fantôme. En effet, si j’ai connu Amélie, si l’on m’a raconté des anecdotes  sur elle, oncques n’a jamais fait allusion à son mari...


Cette aieule n’était pas une tendre :  elle n’en avait pas les moyens !  Apparemment, elle éleva seule ses deux filles, travailla  ses terres et ne supporta jamais une bouche inutile à nourrir : un chien devait garder le troupeau, un chat devait tuer les souris. Quand  au petit matin elle découvrait un de ses champs labouré par un sanglier, elle partait furieuse à sa recherche avec un bâton ; heureusement (pour le sanglier !) elle ne le rencontrait jamais...
Ma tante Marie et ma grand mère Eugénie, les deux filles d'Amélie
 et Marie-Louise, ma mère  (1918)


A son décès, en 1945, ses filles héritèrent de sa modeste maison, de ses dépendances et d’une quinzaine d’hectares composés de terres, de pacages, de prés et de bruyères, dispercés dans le canton. Tout ce qu’Amélie avait acquis durant des décennies de dur labeur.

Après la disparition de nos mères respectives, mon oncle Georges (le petiot de la photo !) et moi nous nous sommes retrouvés avec la moitié de cet héritage. L’opération de remembrement des terres en France avait commencé, les impôts n’étaient pas payés depuis longtemps et nous avons tout perdu...
Je suis la seule survivante et j’espère qu’Amélie ne m’attend pas quelque part avec son bâton...

mardi 16 octobre 2018

Dans le patio

Fidèle à son rendez-vous annuel, les premiers jours de la saison des pluies, la palette de peintre pousse à une vitesse grand V : ces feuilles sont sorties de terre il y a seulement une semaine !


vendredi 12 octobre 2018

MONDE MAYA - Les oiseaux du lac Atitlán


Afin d’aérer ma collection de tissages du  Guatemala  qui se languissent dans les armoires, j’ai décidé de leur réserver une place dans la salle à manger et d’en accrocher un nouveau chaque semaine.
Voici un huipil (blouse) porté par les dames de Santiago Atitlán,  de l’ethnie Tzutujil, peuple installé sur la partie sud du Lac Atitlán (1).


Sur un fond de coton blanc traversé de bandes noires et marqué d’une fine rayure rouge sont brodés les  oiseaux familiers du lac.  Col  et bordures des manches en velours noir.
Les Messieurs de l’ethnie sont aussi  très coquets et arborent également des pantalons brodés.




 Jour de lesssive sur le bord du Lac Atitlán



(1)   Considéré comme un des plus beaux lacs du monde.

mardi 9 octobre 2018

Les Dames à l'honneur (2)







Exposition au Centre Culturel Oscar Niemeyer de Goiânia.




Outre sa peinture, Selma est une nostalgique de la « fazenda » familiale, spécialisée dans la culture du riz. Ce qui explique cette installation :



Ma  derniere « Dame » à l’honneur sera Fernanda. Non, ce n’est pas une artiste mais la conductrice  du taxi qui m’a transportée à la Galerie Potrich (voir mon blog précédent). Nous avions convenu qu’elle m’attendrait ½ heure. Avant l’expiration du délai, je suis allée la chercher en l’invitant à visiter l’exposition avec moi. Elle fut très intéressée, si  j’en crois les questions qu’elle m’a posées et auxquelles j’ai répondu de mon mieux : n’oublions pas que je fus « galeriste » dans une vie antérieure ! J’ai été  récompensée quand Fernanda m’a laissée   
devant mon portail : « au revoir Monique, j’aimerais avoir beaucoup de clients comme vous ...»

samedi 6 octobre 2018

C.Q.F.D.

Une chaîne de supermarchés de Goiânia met en stricte application la célèbre phrase de Boileau :

 "Ce qui se conçoit bien s'ennonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément"

Je n'en veux pour exemple que cette pancarte que j'ai photographiée ce matin, vantant les mérites du "bio" !
(aliments sans agrotoxiques)

jeudi 4 octobre 2018

Expositions - Les Dames à l'honneur (1)


POTRICH GALERIA

 TELMA ALVES - ROSSANA JARDIM - MARILDA PASSOS




J'avais déjà rencontré plusieurs fois les deux premières artistes. A l'occasion du vernissage, elles m'ont présentée à la troisième !

STOCKHOLM
Je ne pourrai  pas assister  - sinon par la pensée - au vernissage de l’exposition  à Stockholm d’une amie suédoise de très longue date, Birgit Alma Pons, dite « Gitan» - Trop loin !